Copie de lettre de Louise Hervieu adressée à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval (24 avril 1921).

25Z/1 , 24 avr. 1921  

Copie de lettre de Louise Hervieu à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval

Contenu : Louise Hervieu 160 route de la Reine Boulogne (Seine)

Boulogne 24 avril 1921

Cher monsieur Rome

Je ne veux point tarder à répondre à votre souvenir amical, quoique je n'aie que de méchantes nouvelles à donner de ma santé.

Mais c'est qu'il y a tant à vous dire de l'exposition de nôtre chère Marval qui est la plus admirable et la plus charmante qu'on puisse rêver. Il y a un surtout de fleurs si éblouissantes qu'on en ferait hommage à la Reine...du Ciel ! et d'autres fleurs, et des nus si fins si spirituels qu'on n'a d'yeux que pour eux. Oh ! comme vous voudriez être là ! car les panneaux de Marval sont bien plus beaux dans cette lumière d'exposition que dans l'atelier !

Flandrin avec de belles œuvres a exposé ses tapisseries de mobilier. Elles sont magnifiques et l'on est étonné de tant de richesse et de simplicité avec des sujets pathétiques et touchants et tout cela dans une matière si belle que c'est un mobilier qui doit aller à un musée où il continuera les belles traditions des autres siècles. Valloton expose aussi des dessins ! &après ceux-là comment en faire soi-même. C'est qu'il faut achever ce qu'est en train.

Samedi je fus voir au rocher ( ?) tout ceci et je passais ma journée à admirer Marval et Flandrin, mais le soir j'étais morte de fatigue et de ces émotions d'art et je suis restée malade toute cette semaine.

Cher monsieur Rome, je vous prie d'agréer mes bons, beaux et fidèles compliments.

Votre Louise Hervieu

Je pense à l'exemplaire signé du petit cahier des entretiens... (je lui écris le 2 mai 1921).

Eglise catholique, Bréviaire (Séez) (latin). 1680. Proprium sanctorum insignis ecclesiae et totius dioecesis Sagiensis, reverendissimi domini domini Joannis Forcoal, Dei et sanctae sedis apostolicae gratia Sagiensis episcopi, regis a consiliis et eleemosinis ordinarii, jussu recognitum et editum ... - Alençonii : apud Martinum de La Motte et viduam Malassis, typogr. regis et illustrissimi domini Sagiensis episcopi. Cum privilegio regis, 1680. - 8° de 100 pages, plus les préliminaires.

8Z/11 , 1680  
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Lettre autographe signée de la femme de lettres Louise Colet au comédien Louis Fortuné Adolphe Laferrière (22 octobre 1872).

23Z/87 , 22 oct. 1872  

 

22 octobre 1872,

mardi matin

Cher Monsieur

Votre silence inexplicable m'inquiétait et ne pouvait aller me renseigner moi même Boulevard Voltaire, j'y ai envoyé un ami ; on lui a dit que vous êtes allé d'abord à Nantes, puis dans une autre ville où vous resteriez encore une quinzaine de jours. Cet ami s'est informé si vous envoyiez prendre vos lettres ? On lui a répondu que vous les aviez expédiées la veille. Je pense donc que celle-ci vous sera transmise, comme doit vous l'avoir été le précédent billet que je vous ai écrit. Je vous en prie, faites moi réponse courroier par courrier à ce que je vais vous dire si le temps vous manque.

Je compte sur l'obligeance de M. George pour vous remplacer. Ainsi que je vous l'ai mandé je compte irrévocablement quitter Paris.

Le 20 novembre et j'ai bien peu de temps, d'ici là, pour la mise en vente de mon livre et tous mes préparatifs. Je vais demander ces jours-ci une audience au Ministre de l'instruction publique et lui parler de mon drame. J'ai plusieurs moyens de l'interesser à la représentation de cet ouvrage. Naturellement, je lui dirai qu'un rôle vous est destiné.

Vous m'aviez parlé du Châtelet comme celui où le drame aurait le plude chance d'être accueilli et joué. Une circonstance vous donne raison, patrie n'a qu'imparfaitement réussi vous en jugerez par le compte rendu du journal le Corsaire l'article est très bien fait et fini par une réflexion qui semble une porte ouverte à la réception de mon drame. Cet article que je joins à ma lettre m'a donné l'idée d'écrire à son orateur monsieur Henri Maret sans me faire connaître. Je vous envoie le double de la lettre que je lui adresse. Lisez le tout attentivement et vous comprendrez combien, il importe que je hâte bien vite et positivement  le jour de votre arrivée, afin que je puisse communiquer le manuscrit au ministre et vous de votre côté le communiquer à M. Maret (sans me nommer) pour ce que j'écris à ce dernier, vous comprendrez que la réception du drame au chatelet impliquerait votre engagement. Melle Duguerret jouerait Madeleine, Paul Deshayes l'amant, Dumaine le père et vous le mari rôle que vous préparez et que vous avez choisi.

J'espère en cette combinaisonavec l'aide du journaliste, Maret croira patrôner un auteur mort. 

Prompte réponse je vous en prie, arrivez vite, ma santé n'est pas bonne et je voudrais faire de suite cette tentative. Bien entendu que la lettre adressée à Monsieur Maret est écrite d'une autre main que la mienne.

Bon souvenir ainsi qu'à monsieur George 

Louise Colet.

 

 

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Lettre autographe signée de l'écrivain Alfred Edouard Touroude à l'acteur Adolphe Laferrière [4 juin 1870].

23Z/63 , 04 juin 1870  

Mon cher Laferrière,

Je sors de l'Odéon où j'ai parlé de ma pièce de l'hiver prochain, inutilede vous dire qu'en passant je n'ai point fait un crochet vers Cluny.

Je serai jeudi prochain à Paris de 2h à 2h1/2.

Je vous attendrai au café de la porte Saint Martin pour causer d'affaires.

Entre nous, je compte absolument sur vous pour diverses causes.

Votre

A. Touroude

PS. Si d'ici jeudi vous voyiez Larochelle permission de laisser entrevoir que nous  pourrions faire affaire avec lui mais sous reserve ; d'ici à jeudi, je puis en effet avoir à vous offrir autre chose.

Donc à jeudi

A. Touroude

 

Votre A. Touroude

167 Faubourg Poissonnière

Paris, le 7 mars 1870

A. Touroude

 

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Lettre autographe signée de l'écrivain Edouard Plouvier à l'acteur Adolphe Laferrière [1863].

23Z/22 , 1863  

Mercredi matin

Mon cher Adolphe,

d'après ce que m'avait dit Alexis, je suis allé te voir lundi en compagnie de dames du monde et comme on avait retenu une loge des premières et que ces loges sont précisément au fond de la salle, il est très probable que tu ne m'auras pas vu t'applaudir avec entrain. Je veux donc te dire tout le plaisir que tu m'as fait non seulement au point de vue de l'amitié dans ce rôle d'Armand Duval qui n'a jamais été aussi bien joué à mon avis. C'est vraiment un grand succès que tu as obtenu là et j'en suis ravi pour toi. Jamais tu n'as paru plus élégant, ni plus jeune indépendamment de la science contenu et de l'énergie de ton jeu.

Quoique très occupé, j'ai voulu t'envoyer ces félicitations  sincères accompagnées d'un bon serrement de main.

Edouard

Je tacherai d'aller un de ces matins te complimenter de vive voix.

Paris, le 1863

Edouard Plouvier

Edouard Plouvier

51 rue des Marais Saint Martin