Copie de lettre de Louise Hervieu adressée à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval (24 avril 1921).

25Z/1 , 24 avr. 1921  

Copie de lettre de Louise Hervieu à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval

Contenu : Louise Hervieu 160 route de la Reine Boulogne (Seine)

Boulogne 24 avril 1921

Cher monsieur Rome

Je ne veux point tarder à répondre à votre souvenir amical, quoique je n'aie que de méchantes nouvelles à donner de ma santé.

Mais c'est qu'il y a tant à vous dire de l'exposition de nôtre chère Marval qui est la plus admirable et la plus charmante qu'on puisse rêver. Il y a un surtout de fleurs si éblouissantes qu'on en ferait hommage à la Reine...du Ciel ! et d'autres fleurs, et des nus si fins si spirituels qu'on n'a d'yeux que pour eux. Oh ! comme vous voudriez être là ! car les panneaux de Marval sont bien plus beaux dans cette lumière d'exposition que dans l'atelier !

Flandrin avec de belles œuvres a exposé ses tapisseries de mobilier. Elles sont magnifiques et l'on est étonné de tant de richesse et de simplicité avec des sujets pathétiques et touchants et tout cela dans une matière si belle que c'est un mobilier qui doit aller à un musée où il continuera les belles traditions des autres siècles. Valloton expose aussi des dessins ! &après ceux-là comment en faire soi-même. C'est qu'il faut achever ce qu'est en train.

Samedi je fus voir au rocher ( ?) tout ceci et je passais ma journée à admirer Marval et Flandrin, mais le soir j'étais morte de fatigue et de ces émotions d'art et je suis restée malade toute cette semaine.

Cher monsieur Rome, je vous prie d'agréer mes bons, beaux et fidèles compliments.

Votre Louise Hervieu

Je pense à l'exemplaire signé du petit cahier des entretiens... (je lui écris le 2 mai 1921).

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Lettre autographe signée de la femme de lettres Louise Colet au comédien Louis Fortuné Adolphe Laferrière (22 octobre 1872).

23Z/87 , 22 oct. 1872  

 

22 octobre 1872,

mardi matin

Cher Monsieur

Votre silence inexplicable m'inquiétait et ne pouvait aller me renseigner moi même Boulevard Voltaire, j'y ai envoyé un ami ; on lui a dit que vous êtes allé d'abord à Nantes, puis dans une autre ville où vous resteriez encore une quinzaine de jours. Cet ami s'est informé si vous envoyiez prendre vos lettres ? On lui a répondu que vous les aviez expédiées la veille. Je pense donc que celle-ci vous sera transmise, comme doit vous l'avoir été le précédent billet que je vous ai écrit. Je vous en prie, faites moi réponse courroier par courrier à ce que je vais vous dire si le temps vous manque.

Je compte sur l'obligeance de M. George pour vous remplacer. Ainsi que je vous l'ai mandé je compte irrévocablement quitter Paris.

Le 20 novembre et j'ai bien peu de temps, d'ici là, pour la mise en vente de mon livre et tous mes préparatifs. Je vais demander ces jours-ci une audience au Ministre de l'instruction publique et lui parler de mon drame. J'ai plusieurs moyens de l'interesser à la représentation de cet ouvrage. Naturellement, je lui dirai qu'un rôle vous est destiné.

Vous m'aviez parlé du Châtelet comme celui où le drame aurait le plude chance d'être accueilli et joué. Une circonstance vous donne raison, patrie n'a qu'imparfaitement réussi vous en jugerez par le compte rendu du journal le Corsaire l'article est très bien fait et fini par une réflexion qui semble une porte ouverte à la réception de mon drame. Cet article que je joins à ma lettre m'a donné l'idée d'écrire à son orateur monsieur Henri Maret sans me faire connaître. Je vous envoie le double de la lettre que je lui adresse. Lisez le tout attentivement et vous comprendrez combien, il importe que je hâte bien vite et positivement  le jour de votre arrivée, afin que je puisse communiquer le manuscrit au ministre et vous de votre côté le communiquer à M. Maret (sans me nommer) pour ce que j'écris à ce dernier, vous comprendrez que la réception du drame au chatelet impliquerait votre engagement. Melle Duguerret jouerait Madeleine, Paul Deshayes l'amant, Dumaine le père et vous le mari rôle que vous préparez et que vous avez choisi.

J'espère en cette combinaisonavec l'aide du journaliste, Maret croira patrôner un auteur mort. 

Prompte réponse je vous en prie, arrivez vite, ma santé n'est pas bonne et je voudrais faire de suite cette tentative. Bien entendu que la lettre adressée à Monsieur Maret est écrite d'une autre main que la mienne.

Bon souvenir ainsi qu'à monsieur George 

Louise Colet.

 

 

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Lettre autographe signée de la femme de lettres Louise Colet au comédien Louis Fortuné Adolphe Laferrière [1873].

23Z/83 , 1873  

Dimanche 27 octobre 

Mon cher monsieur,

Je trouve dans l'Événement de ce matin l'article ci-joint qui m'apprend enfin où vous êtes. Il est bien mal, bien mal à vous de ne pas m'avoir écrit une ligne. Je vous ai adressé il y a deux jours une lettre importante renfermant un feuilleton de théâtre à votre domicile à Paris. Réclamez là de suite et veuillez me répondre ou me faire répondre bien vite. Si votre absence se prolonge plus de 10 jours tachez de me faire remettre mon drame afin que je commence les démarches dont je vous parle dans ma dernière lettre.

Je quitterai Paris irrévocablement en novembre.

Un mot précis, je vous en prie et croyez toujours à mes bons sentiments.

Louise Colet.

Compliment à monsieur George.

 

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Lettre autographe signée de l'écrivain Edouard Plouvier à l'acteur Adolphe Laferrière [1863].

23Z/22 , 1863  

Mercredi matin

Mon cher Adolphe,

d'après ce que m'avait dit Alexis, je suis allé te voir lundi en compagnie de dames du monde et comme on avait retenu une loge des premières et que ces loges sont précisément au fond de la salle, il est très probable que tu ne m'auras pas vu t'applaudir avec entrain. Je veux donc te dire tout le plaisir que tu m'as fait non seulement au point de vue de l'amitié dans ce rôle d'Armand Duval qui n'a jamais été aussi bien joué à mon avis. C'est vraiment un grand succès que tu as obtenu là et j'en suis ravi pour toi. Jamais tu n'as paru plus élégant, ni plus jeune indépendamment de la science contenu et de l'énergie de ton jeu.

Quoique très occupé, j'ai voulu t'envoyer ces félicitations  sincères accompagnées d'un bon serrement de main.

Edouard

Je tacherai d'aller un de ces matins te complimenter de vive voix.

Paris, le 1863

Edouard Plouvier

Edouard Plouvier

51 rue des Marais Saint Martin

 

 

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Lettre autographe signée de la veuve Jérôme Pétion à Mme Valazé (20 fructidor an).

26Z/1 , Année II de la République, mois de fructidor, jour 20 (calendrier républicain)  

Lettre autographe de sa veuve, 20 fructidor à Mme Valazé, Place d'Armes à Alençon.

Elle l'entretient de leurs réclamations et de celles de Mmes Buzot et Bailly concernant leurs pensions, puis donne des nouvelles de son fils, qui de retour d'Italie est en garnison à Caen ; on lui a promis une sous-lieutenance, "mais je ne puis parvenire e tiré le brevet du chef de la division que cela regarde les un me disent que cela tien au nom de lenfand dautre me dise quil faudroit un quadau de 25 louis je vous avoue, que je ne suis pas de cette humeur eyant deja depancé 2000ff sen en etre plus avancé cependant on masure que dans ce moment ci que le brevet est fait et est porté a la signature du Consul je le croiré quand je le tiendroit"...

 

Lettres patentes du roi Charles VII anoblissant Jean du Mesnil (échevin de la ville d'Alençon) et sa descendance (avril 1449), contresignées du secrétaire d'État Etienne Chevalier : parchemin, grand sceau en cire verte sur lacs de soie verte et rouge.

II/8 , avril 1449  

LETTRE PATENTE DU ROI CHARLES VII, ANOBLISSANT JEAN DU MESNIL ET SA DESCENDANCE, ALENÇON, AVRIL 1449.

La lettre patente est un acte de chancellerie royale, scellée par le sceau tenu par le chancelier ou le garde des sceaux et contresignée par un secrétaire d'État. La lettre patente porte donc connaissance de tous, une décision royale qui confirme la donation. Initialement scellée du sceau pendant, la cire est d'abord de couleur indifférente, brune ou rouge. Sous Philippe Auguste (1180-1214), la chancellerie s'organise sous l'autorité du garde des sceaux qui fait établir les registres où sont enregistrés les actes importants de la politique, l'administration du domaine et du royaume. Dans ces registres de la chancellerie sont enregistrées les lettres patentes scellées de cire verte sur lacs de soie rouge et verte qui ont l'exclusivité de la valeur perpétuelle contrairement aux actes à caractère temporaire, tels que le mandement (ou la missive), scellés de cire jaune sur simple ou  double queue de parchemin. Parchemin en vélin, sa présentation matérielle est soignée. De part et d'autre du texte, les marges sont marquées verticalement à la mine de plomb, ainsi que la réglure horizontale. Le repli inférieur, d'assez grande dimension vient affleurer la dernière ligne du texte. Le texte est écrit en latin qui prédomine jusqu'à l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539. Quelques accidents et manques sont à notifiés.

La charte commence par la suscription royale et présente une notification perpétuelle.

Charles, par la Grâce de Dieu, roi des Francs pour en perpétuer le souvenir,(&). Bien que notre ami Jean du Mesnil, (&), ait une origine roturière(&), cependant sa louable vie, ses mœurs honnêtes, et les autres vertus qui ornent sa personne l'anoblissent et le distinguent dans ses actes (&)

 Elle comporte ensuite des verbes de volonté, une adresse universelle,

Nous faisons donc savoir à tous tant présents qu'à venir, qu'en  considération des choses exposées ci-dessus, ainsi qu'en raison des services gratuits, qu'il nous a rendus en plusieurs manières et surtout dans le recouvrement de la ville et château d'Alençon en pays de Normandie d'entre les mains des Anglais nos anciens ennemis.

Nous, pour ces raisons, anoblissons ledit Jean du Mesnil et sa postérité et lignée de l'un et l'autre sexe née, à naître en légitime mariage(&)

Nous leur donnons aptitude et capacité de posséder et jouir de chacun des privilèges, libertés et autres droits dont usent et ont usé les autres nobles de notre royaume(&)

Voulant en outre que ledit Jean du Mesnil, sa race et postérité mâle née et à naître en légitime mariage puissent être revêtus d'une dignité de chevalerie (&)

Une formule de corroboration (toujours perpétuelle) et exécutoire finalise la lettre.

(&) auxquelles voulant donner force de stabilité perpétuelle  nous y avons fait apposer notre sceau (en conservant toujours saufs et intacts nos droits et ceux d'autrui).

L'acte s'achève par la formule de datation normalement introduite comportant l'année, le mois, ainsi que la quantième mention de l'année du règne.

Donné à Alençon, au mois d'avril, l'an de grâce MCCCC quarante-neuf et de notre règne le vingt-huitième.

SCEAU DE CHARLES VII, ROI DE FRANCE.

Deuxième sceau de majesté de Charles VII, roi de France de 1422 à 1461, en usage de 1445 jusqu'à la mort du roi le 22 juillet 1461 à Mehun-sur-Yèvre.

Fils de Charles VI (1368 1422), le jeune dauphin quitte Paris envahie par les Bourguignons en 1418, en pleine guerre de Cent Ans (1337-1453), et se réfugie à Bourges, capitale de son duché de Berry, y établit la Cour des comptes et se proclame Roi de France à la mort de son père en 1422.

Le nom de Charles VII reste principalement attaché à l'époque de Jeanne d'Arc (1412-1431) qui lui permit de renverser la situation difficile et d'être sacré à Reims (17 juillet 1429). L'année 1453, marque la fin de la guerre de Cent Ans et le triomphe de Charles VII, victorieux du roi d'Angleterre après la bataille de Castillon et la prise de Bordeaux. Charles VII retrouve la souveraineté de la Guyenne et de l'ensemble du royaume de France, à la seule exception de la ville de Calais qui reste aux mains des Anglais.

Ce sceau en majesté est une image de propagande du pouvoir royal capétien, Charles VII, roi de France est représenté en « majesté » c'est-à-dire qu'il est représenté de face, assis sur son trône, avec les attributs de la royauté. Il est vêtu d'une dalmatique, bordé d'un liseré et fermée sur l'épaule par une agrafe. Il porte plusieurs insignes royaux largement réutilisés par les capétiens depuis des siècles : la couronne royale à trois fleurons ; un sceptre dans sa main droite et la main de justice dans sa main gauche. Le sceptre est un bâton de commandement orné ressemblant à une masse d'arme, insigne du pouvoir suprême que détient le roi sur ses sujets. La main de justice, symbole de clémence, indique que le roi peut rendre la justice. Le pouce représente le roi, l'index la raison, le majeur la charité, les deux autres doigts la foi catholique. Les trois doigts ouverts symbolisent également la Trinité. Charles VII se tient sous un dais à trois galbes d'où pend un pavillon semé de fleurs de lis qui revêt une dimension symbolique : c'est la représentation du ciel étoilé, une image cosmique qui souligne les origines divines du monarque représentant Dieu sur terre. Responsable du salut de ses sujets, le monarque français n'est pas un roi ordinaire mais bien un monarque sacré et thaumaturge qui possède le pouvoir de faire des miracles en guérissant les écrouelles.

La grande taille du sceau (105 mm) et sa légende Karolus dei Gracia Francorum Rex (Charles par la Grâce de Dieu, roi des Francs) ne font que renforcer l'image de la puissance royale.

Il est entouré de quatre lions représentés de face, dont deux sont couchés sous ses pieds : dans l'iconographie zoomorphe du Moyen Âge, la représentation d'un animal de face est presque toujours péjorative. Si le lion représente la puissance et la sagesse, il est aussi le symbole de la monarchie anglaise. Ce sceau rappelle de façon ironique, que le roi d'Angleterre est le vassal du roi de France et qu'il sera vaincu par lui lors de la guerre de Cent Ans.

 

LETTRES DE NOBLESSE DONNÉES PAR CHARLES VII, ROI DE FRANCE, AU MOIS D'AVRIL 1449

Karolus, Dei gracia Francorum rex, ad perpetuam rei memoriam. Decens et juri consonum arbitramur, illos nobilitatibus et prerogativis muniri, quos probos, et fideles, ac vita laudabili, morum honestate et aliis virtutum donis, adinvenit  decoratos regia majestas. Sane licet, dilectus noster Joannes du Mesnil libere condicionis et de legitimo matrimonio procreatus ex plebeis parentibus sumpserit originem verumtamem viat laudabilis, morum honestas et alie virtutes quibus personna ejus decoratur et adornatur, ipsum nobilem et insignem reddunt in suis actibus et nos inducunt ut erga eum reddamur adgratiam liberales. Notum igitur facinus universis tam presentibus quod futuris quod nos premissorum consideratione necnon gratuitorum serviciorum, nobis per ipsum in recupperatione ville et castri de Alençonio, in patria nostra de manibus Anglicorum, inimicorum nostrorum antiquorum et alias multimodo impensorum, ipsum et ejus posteritatem et prolem masculinam et femineam in legittimo matrimonio natam et nascituram nobilitamus et per presentes, de gratia speciali, ex nostra certa scientia, plena potestate et auctoritate regia, nobiles facimus et creamus, expresse concedentes, ut ipse Joannes Du Mesnil, et tota ejus posteritas utriusquesexus in legittimo matrimonio nata et nascitura in judicio et extra ab omnibus pro nobilibus habeantur et amodo reputentur ac habiles reddimus ut ipsi sigulis previlegiis, libertatibus et aliis juribus quibus ceteri, regni nostri, nobiles usi sunt et utuntur, gaudeant et fruantur pacifice ; ipsum Joannen Du Mesnil et ejus posteritatem predictam aliorum nobilium regni nostri ex nobili stipite procreatorum numero et cetui aggregantes, licet, ipse ex nobili genere ortum non traxerit, ut dictum est. Volentes insuper quod sepedictus Johannes du Mesnil ejusque proles et posteritas masculina in legittimo matrimonio, ut dictum est, nata et nascitura dum et quociens et a quocumque milite voluerint cingulum militie valeant adispsci, feoda et retrofeoda ac res nobiles a nobilibus ey qubuscumque aliis acquirere et jam acquisitas et etiam acquirendas retinere et possidere perpetuo valeant et tenere ; absque eo quod ea vel eas nunc vel in futurum innobilitatis occasione extra manum suam ponere vel alenare cogantur nec compellantur solvendo tamen nobis financiam propter hoc moderatam per dilectas et fideles nostras gentes compotorum nostrorum et thesaurariorum componendam. Quocirca eis dem gentibus compotorum nostrorum et thesaurariis, baillivo&, ceterisque justitiariis nostris, vel eorum locatenentibus, presentibus et futuris et eorum cui libet prout pertinuerit, tenore presentium mandamus quatinus nostris presentibus, nobilitatione, concessione et gratia dictum Johannem du Mesnil et ejus posteritatem utriusque sexus in legitimo matrimonio, ut pretactum est, natam et nascituram uti et gaudere plenarie et pacifie faciant et permittant, absque quovis impedimento. Quod si forsan illatum foret ad statum pristinum et debitum reducant seu redduci faciant indilate, visis presentibus, quibus ut perpetue stabilitatis robur obtineant, nostrum jussimus apponi sigillum nostro in aliis et in omnibus quolibet alieno jure semper salvo. Datum Alençonio, in mense aprilisanno Domini millesimo CCCCmo quadragesimo non et regni nostri vicesimo octavo ante Pacha.

Expedita in camera compotorum domini nostri Regis et ibidem libro cartarum hujus temporis , folio vigesimo IXe registrata, mediante summa quinquaginta scutorum auri in thesauro soluta per ejus, exoneratores XXe marcii ordinatione dominorum. Actum ad burellum XXIIda die ejusdem mensis, Anno domini millesimo CCCC LXXVI.

                                                               CHEVALIER .

Sur le repli : Per Regem in suo concilio.

                                                               ROLAND .

Visa : Contentor, CHALIGANT .

 

TRADUCTION DES LETTRES D'ANOBLISSEMENT DONNÉES PAR CHARLES VII.

 

Charles, par la Grâce de Dieu, roi des Francs pour en perpétuer le souvenir, nous croyons convenable et conforme au droit de distinguer par titres de noblesses et prérogative ceux en qui le public admire la probité, la fidélité, la conduite louable et les mœurs honnêtes. Bien que notre ami Jean Dumesnil, de condition libre et issu de légitime mariage, ait une origine roturière de père et de mère, cependant sa louable vie, ses mœurs honnêtes, et les autres vertus qui ornent sa personne l'anoblissent et le distinguent dans ses actes et nous engagent à user librement de nos grâces à son égard.

Nous faisons donc savoir à tous tant présents qu'à venir, qu'en  considération des choses exposées ci-dessus, ainsi qu'en raison des services gratuits, qu'il nous a rendus en plusieurs manières et surtout dans le recouvrement de la ville et château d'Alençon en pays de Normandie d'entre les mains des Anglais nos anciens ennemis.

Nous, pour ces raisons, anoblissons ledit Jean du Mesnil et sa postérité et lignée de l'un et l'autre sexe née, à naître en légitime mariage et par les présentes de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale et par grâce spéciale nous le faisons et déclarons noble avec toute sa postérité, concédant d'une manière expresse à Jean du Mesnil et à toute sa postérité de l'un et l'autre sexe née et à naître en légitime mariage d'être par toute personne, tenus et réputés dès à présent pour nobles, en présence et hors de justice et tribunaux. Nous leur donnons aptitude et capacité de posséder et jouir de chacun des privilèges, libertés et autres droits dont usent et ont usé les autres nobles de notre royaume, incorporant aux autres nobles de notre royaume issus de noble souche, ledit Jean du Mesnil et sa postérité susdite bien que lui-même, comme il a été dit ci-dessus ne soit pas sorti de noble race.

Voulant en outre que ledit Jean du Mesnil, sa race et postérité mâle née et à naître en légitime mariage puissent être revêtus d'une dignité de chevalerie par un chevalier quelconque, et acquérir des nobles et autres personnes quelconque des fiefs, arrière-fiefs et objets nobles, retenir comme leur propriété les dits objets déjà acquis ou à acquérir, sans qu'ils soient forcés ou contraints à laisser aller de leur main comme non nobles ou d'aliéner maintenant ou dans l'avenir lesdits fiefs, arrière fiefs ou nobles biens, toutefois en payant la somme pour ce fixée à nos amis et fidèles trésoriers et qui sera versée au trésor. Cependant par la teneur des présentes, mandons à nos receveurs, trésoriers, baillis, et nos autres justiciers ou leurs lieutenants présents et à venir et à chacun d'eux, ainsi qu'il appartiendra de faire user et jouir pleinement et paisiblement, sans empêchement quelconque de nos présentes déclarations de noblesse, concession et grâce, ledit Jean du Mesnil et sa postérité de l'un et l'autre sexe née et à naître comme il a été indiqué ci-dessus, en légitime mariage ; que si par hasard il était porté atteinte à leurs droits, ils les ramènent ou fassent rentrer dans leur ancien état et dans leurs droits sans aucun délai sur le vu des présentes, auxquelles voulant

donner force de stabilité perpétuelle  nous y avons fait apposer notre sceau (en conservant toujours saufs et intacts nos droits et ceux d'autrui).

Donné à Alençon, au mois d'avril, l'an de grâce MCCCC quarante neuf et de notre règne le vingt-huitième.

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Lettre de Mme HETTE au sujet du cyprès de l'église st Roch de Courteille. Modification horaire d'ouverture du guichet annexe d'Alençon Point du Jour, directeur des P.T.T. Décision ministérielle des demi-pensionnaires du collège d'enseignement secondaire Saint Exupéry. Remerciement de la compagnie Jean Davy et de l'amicale Jules Ferry. Aménagement place Desmeulles. Remerciement à Mr BUFARD pour les travaux de stabilisation des trottoirs d'Alençon. Contact avec un nouvel industriel envoyé par la D.A.T.A.R. Lancement du P.M.E. d'Alençon.

27/12/1966  
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Rue d'accès a l'hôtel des Postes : Demandes de M. Le bouc. Place du Palais installation des tentes : Demandes de M. Le bouc. Cimetières Notre Dame, non possibilité d'ouvrir la 1er porte au public : Demandes de M. Lebouc. Plaques indicatrices des rues : Demandes de M. Lebouc. Promenades- règlement de Police : Observations de M. Lebouc. Hôtel des Postes, garage : Demande de M. Lebouc. Rue de l'Ecusson et du Puits Verrier, demande d'installation d'un square : Demande de M. Lebouc. Voirie urbaine, Rue d'Argentan et du General Florentin, demande d'établissement de banc en bois : Demande de M. Lebouc. Cimetières, demande d'abris : Demande de M. Lebouc

3NUM/2229 , 26/11/1913  
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Recrutement, soutiens de famille, Mme PLANCHON née HOUSSEAU Marcelle Eugénie Alexandrine sans profession habitant n°6 rue St Blaise sont mari Mr PLANCHON Robert , Mme veuve GODEFROY née BUNOUT Clémence Aimée Désirée journalière n°37 place du marché aux Bestiaux sont fils Mr GODEFROY Marcel Pierre, Mme veuve PLE née LEBRETON Valentine journalière n°11 rue St Gilles et sont fils PLE André Lucien René, Mr PERRINET François Alexandre Victor couvreur n°11 rue du Gue de Gesnes et sont fils Mr PERRINET Robert Henri Alexandre, Mme VALLEE née HUGOT Léa ouvrière en chaussures n°11 rue Bonette et sont mari Mr VALLEE Georges Raymond François, Mr AUBERT Albert Auguste journalier n°22 ruelle Bourdon et sont fils AUBERT Joseph Marcel Charles, Mr CHEVEREAU Auguste concierge de la Mairie n°3 place d'Armes et sont fils CHEVEREAU Auguste Maurice Joseph, avis du conseil

3NUM/4600 , 27/11/1920  
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Lettre autographe signée Louise HERVIEU (1p.2/3.in-8.) (19 décembre 1941).

25Z/21 , 19 décembre 1941  

Courrier dans lequel Louise Hervieu se définit comme "[...] une femme profondément retirée et n'appartenant plus qu'à ses maux incurables". Elle ajoute "Vous me rendez une période de ma vie que je croyais abolie de toutes les mémoires. Celle où les artistes amis illustres et généreux, voulurent faire pour mes humbles lignes une illustration, comme aucun texte célèbre n'en eu de pareille - en même temps qu'ils abandonnent au profit de l'Orphelinat des Arts, me produit de la vente de ces dessins". Elle évoque avec émotion les gens de cirque et son ouvrage L'Ame du cirque, ses maux, etc.

En-tête imprimé "Association Louise Hervieu"