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Lettre autographe signée de Léon Barillet à un commandant (format In-8) (03 décembre 1906).

1Z/59 , 03/12/1906  

Alençon, le 3 décembre 1906,

Mon commandant,

j'ai été enchanté d'apprendre par Madame Leverné que le maître de taille avait accepté que la reproduction de la plaquette du Lieutenant Colonel Leverné figurât dans le "carnet de la Sabretache". C'est un grand honneur pour moi de voir figurer cette plaquette dans une revue si hautement appréciée que l'est la "Sabretache".

Par cette excellente Madame Leverné, je sais combien nous vous sommes redevables de cet heureux résultat ; aussi je ne saurais jamais trop mon commandant vous exprimer ma profonde reconnaissance. J'ai l'honneur de vous adresser aujourd'hui le cliché destiné à la reproduction.

Je vous prie d'agréer Mon commandant avec ma reconnaissance l'expression de mes sentiments les plus respectueux.

Louis Barillet

L. Barillet artiste peintre

28 rue du Pont Neuf Alençon

3 rue Vercingétorix Paris

Copie de lettre de Louise Hervieu adressée à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval (24 avril 1921).

25Z/1 , 24 avr. 1921  

Copie de lettre de Louise Hervieu à M. Rome, évoquant les peintres Flandrin, Valloton et Marval

Contenu : Louise Hervieu 160 route de la Reine Boulogne (Seine)

Boulogne 24 avril 1921

Cher monsieur Rome

Je ne veux point tarder à répondre à votre souvenir amical, quoique je n'aie que de méchantes nouvelles à donner de ma santé.

Mais c'est qu'il y a tant à vous dire de l'exposition de nôtre chère Marval qui est la plus admirable et la plus charmante qu'on puisse rêver. Il y a un surtout de fleurs si éblouissantes qu'on en ferait hommage à la Reine...du Ciel ! et d'autres fleurs, et des nus si fins si spirituels qu'on n'a d'yeux que pour eux. Oh ! comme vous voudriez être là ! car les panneaux de Marval sont bien plus beaux dans cette lumière d'exposition que dans l'atelier !

Flandrin avec de belles œuvres a exposé ses tapisseries de mobilier. Elles sont magnifiques et l'on est étonné de tant de richesse et de simplicité avec des sujets pathétiques et touchants et tout cela dans une matière si belle que c'est un mobilier qui doit aller à un musée où il continuera les belles traditions des autres siècles. Valloton expose aussi des dessins ! &après ceux-là comment en faire soi-même. C'est qu'il faut achever ce qu'est en train.

Samedi je fus voir au rocher ( ?) tout ceci et je passais ma journée à admirer Marval et Flandrin, mais le soir j'étais morte de fatigue et de ces émotions d'art et je suis restée malade toute cette semaine.

Cher monsieur Rome, je vous prie d'agréer mes bons, beaux et fidèles compliments.

Votre Louise Hervieu

Je pense à l'exemplaire signé du petit cahier des entretiens... (je lui écris le 2 mai 1921).

Lettre autographe signée de Louise Hervieu adressée au docteur Joseph Flandrin (12 août 1925).

25Z/8 , 12 août 1925  

Un coeur affligé ne peut pas se tromper quand il porte sa peine à contre coeur. C'est de toute mon âme et avec mon expérience des douleurs que je compatis à votre plus grande peine.

Entre votre chère martyre qui n'est plus qu'un âme céleste depuis qu'elle a abandonné son corps de souffrance entre elle et moi, dont l'existence n'est que malaises, il y avait un lien ténu sans doute comme un fil de la Vierge, mais il y avait un lien. Je le sens à ma tristesse devant le dénouement cruel de cette charmante existence quand elle m'envoyait quelques fleirs du midi, les lignesqu'elle y joignait étaient comme un autre bouquet innocent, car elle n'avait d'amour que pour ce qui est le plus beau et le plus haut dans les affections et dans l'art.

Et dans sa maladie, elle avait conservé la grâce. Ce que vous me rapportez qu'elle a su et accepté la gravité de ses souffrances et fait tous ses sacrifices de sa jeunesse ecquise, de son avenir, de vos tendresses, cela me touche aux larmes. De quel coeur, je suis avec votre affliction et la peine infinie d'une mère !

Son souvenir sera bien gardé de moi, qui vis si retirée dans mes malaises, et si loin des agitations et des plaisirs du monde,

Qu'il m'est doux et triste d'avoir été mêlée à cette vie si pureencore sanctifiée par le renoncement et la douleur.

Cher monsieur Flandrin, je suis affligée avec vous,, et avec vous je vais garder un souvenir dont la douceur est toute faite de larmes, 

votre souffrant Louise Hervieu

Lettre autographe signée de Louise Hervieu adressée au docteur Joseph Flandrin (30 octobre 1922).

25Z/2 , 30 oct. 1922  

Lettre autographe signée de Louise Hervieu au docteur Joseph Flandrin

Boulogne, 30 octobre 1922

Cher Monsieur Flandrin,

Permettez-moi de me rappeler à votre bienveillante pensée, à l'occasion de ma prochaine et dernière exposition après quoi je dois vivre et travailler (si je le peux encore !) à l'écart de toute manifestation car je ne suis plus qu'une fille malade pour laquelle on ne parle plus de guérison. Je ne veux plus que le repos.

Cher monsieur Flandrin, je vous ferai tenir mon catalogue : vous y verrez votre nom. Il y est écrit : La grand-maman Caubet appartient à Monsieur le docteur Flandrin. Je vous ai marqué sur ce catalogue pour me porter bonheur, mais je n'ai pas voulu vous déranger en vous contraignant à l'envoi de ce dessin qui aurait pu être abimé ou perdu en route. En tous cas, le voyage ne pouvait que lui être préjudiciable Mais quand même je serai sous l'égide de votre nom cela me suffit amplement dans cette expo que je prépare au milieu des pires traverses, avec ma mère au lit depuis un mois, dans des crises hépatiques tandis que je ne suis debout que grâce à des injonctions de sérum. Cette expo aura lieu du 6 au 16 novembre chez Bernheim Jeune à la Madeleine.

Pour relever l'intérêt de tous ces petits « noirs «  il y aura une illustration de « Le Spleen de Paris » de Baudelaire, excellemment éditée par la Banderole » quoique d'après mes dessins et qui avec 98 hors-texte et des culs de lampe ne coûtera cependant que 80 Francs. Et la librairie de France y mettra en souscription un album de 20 nus. Je vous en ferai tenir le spécimen en main temps que mon catalogue.

Cher monsieur Flandrin, je vous recommande cette dernière manifestation au cas où vous verriez quelques personnes que le bon marché de mon bouquin, plus encore que mes compositions pourrait intéresser... Et voici, un petit brouillon bien insignifiant, mais il a trait aux Fleurs du Mal » dont vous avez un exemplaire » « vous le mettrez à la page et les cartes » et ça fera un peu amusant dans le livre.

Mais je le répète ce n'est rien et après le voyage il va peut-être avoir supporté tant d'à-coups qu'il n'en restera plus trace.

Je vous salue de loin de tout cœur, cher monsieur Flandrin, je vous souhaite en santé et faispour votre famille les souhaits les plus heureux.

Votre Louise Hervieu

Et voici une pensée...grave tirée des Fleurs du Mal - pour votre exemplaire de la part de Votre Louise Hervieu.

 

 

Lettre autographe signée de Louise Hervieu adressée au docteur Joseph Flandrin (6 novembre 1922).

25Z/6 , 06 nov. 1922  

Boulogne, 24 janvier 1923

Cher docteur Flandrin,

Voici jointe une lettre où je remerciais votre chère fille, de son gracieux souvenir à mon adresse. Cette lettre n'a pu la rejoindre.

Je vous prie d'être mon interprète et de lui remettre avec ces petites images mes compliments d'amitié.

Je suis au comble des ennuis, ma mère vient de refaire une période au lit et toutes ces interventions qu'on me fait aux yeux, me fatiguent cruellement l'estomac.

Cher docteur Flandrin, je vous prie d'agréer mon bien meilleur salut.

Votre Louise Hervieu.

Lettre autographe signée de Louise Hervieu adressée au docteur Joseph Flandrin (18 décembre 1922).

25Z/5 , 18 déc. 1922  

Boulogne 18 décembre 1922,

Cher docteur Flandrin,

Je ne vous ai pas remercié comme je souhaitais le faire de m'avoir adresser pour mon expo, le dessin de la bonne vieille Maman Caubet ; et cela vous a causé du souci et du dérangement mais c'était un peu comme votre présence et c'était pour moi, du réconfort. Aussi je voulais vous remercier des conseils de médecin que vous m'avez envoyés avec un si touchant intérêt. Mais depuis trois ans, je ne vis que de lait caillé ou en bouillies et des pâtes sans beurre, ni sel. Si mon goût en est marri, mon estomac ne supporte rien autre. Et c'est avec cette nourriture insuffisante qu'il me faut subsister. Je n'ai qu'une demi vie de la souffrance, une nourriture insupportable et jamais ni théâtre, ni quoi que ce soit de ce qui rend aux autres la vie amusante à de ces certains moments. Et cependant il y a plus malheureux que moi, et je ne veux plus me plaindre après cette dernière expo où tout le monde m'a si bien entourée et assistée qu'on en a fait un succès, un beau succès.

Voilà de quoi me rappeler dans la retraite où je vais vivre maintenant et me complaire.

Je ne  travaillerai que pour la subsistance du reste. J'ai si peu de forces et toujours en plus de ma misère d'estomac quelque misère secondaire : la grippe comme je l'ai maintenant ou des névralgies, des rhumatismes. Puis ma mère est très chancelante elle aussi.

J'espère cher docteur Flandrin que l'illustration de « Spleen » vous a un peu satisfait. Croyez bien que je n'ai approché de l'œuvre parfaite du grand Baudelaire qu'avec crainte. J'espère ne l'avoir point offensé et si j'ai péché, ça été par ignorance et non par présomption.

Permettez-moi cher docteur Flandrin, puisque en voici la saison, de joindre à cette lettre mes vœux beaux et charmants pour vous-même et votre famille.

Avec le salut et le souvenir fidèle et parfaitement sympathique de votre Louise Hervieu.

Lettre autographe signée de Louise Hervieu adressée au docteur Joseph Flandrin (24 janvier 1923).

25Z/7 , 24 janv. 1923  

Boulogne, 24 janvier 1923

Cher docteur Flandrin,

Voici jointe une lettre où je remerciais votre chère fille, de son gracieux souvenir à mon adresse. Cette lettre n'a pu la rejoindre.

Je vous prie d'être mon interprète et de lui remettre avec ces petites images mes compliments d'amitié.

Je suis au comble des ennuis, ma mère vient de refaire une période au lit et toutes ces interventions qu'on me fait aux yeux, me fatiguent cruellement l'estomac.

Cher docteur Flandrin, je vous prie d'agréer mon bien meilleur salut.

Votre Louise Hervieu.