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Correspondance de M. de Brébisson à Mme Descoutures, concernant l'œuvre de Louise Vallory « Madame Hilaire »

18Z/4 , 04 mai 1917  

Correspondance de M. Brebisson au sujet du livre Mme Hilaire de Louise Vallory

Madame,

J'ai lu avec intérêt Madame Hilaire, dont je ne me rappelais rien que le titre. C'est intéressant et bien écrit, c'est une critique très acerbe de la vie de province telle qu'elle était alors. Les portraits sont amusants mais parmi ces personnages assez nombreux, il n'y a ni un aimable homme, ni une femme bonne et charitable. Cependant, il y a de mauvaises gens c'est certain, mais partout il y en a de bons.

J'ai passé les 32 premières années de ma vie dans une petite ville (Falaise) et je puis vous assurer qu'il y avait des maitresses de maison parfaites et accueillantes et qui ne négligeaient ni leurs maris, ni leurs enfants.

Madame Descoutures a la dent dure et la religion et le clergé ne sont pas traités d'une façon aimable.

Je ne m'explique pas comment racontant une histoire se passant à Domfront où son mari était notaire, elle présente M. Hilaire comme notaire dans une ville où il n'y en a qu'un.

Je le sais car en 1885, j'ai eu affaire au notaire de Domfront.

Je me suis permis, Madame de copier la liste des personnages, vous seriez fort aimable de me donner de vrais noms de ceux que vous connaissez et j'ai mis au crayon ceux que je crois savoir.

Je tiens, Madame, à vous adresser encore tous mes remerciements ; je suis très reconnaissant que vous ayez bien voulu m'envoyer ce livre devenu très rare.

J'espère qu'il fera bien son voyage de retour.

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments respectueux

De Brebisson

Les Forges 4 mai 1917

Vallory est-il le nom de jeune fille de Madame Descoutures où est-ce un pseudonyme pris pour la circonstance ?

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Correspondance de Brébisson où il remercie Mme Descoutures, qui lui a offert son livre « Madame Hilaire »

18Z/2 , 21 avr. 1917  

Madame,

Je m'empresse de vous accuser réception du volume de Madame Hilaire. Vous êtes bien aimable d'avoir bien voulu me le communiquer. C'est comme vous le dîtes très bien, je le crois introuvable.

Je vous demanderai la permission de le garder quelques jours et puisque vous voulez bien me l'offrir, j'aurai peut-être l'indiscrétion d'abuser de votre complaisance pour vous poser quelques questions.

Si mes souvenirs sont exacts presque tous les personnages existaient mais il n'y avait que les noms qui étaient changés ou simplement modifiés.

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes respectueux hommages.

De Brébisson

Les Forges, 21 avril 1917

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Correspondance de Charles Leforez sur l'oeuvre "Mme Hilaire" de Louise Vallory (25 mars 1886).

18Z/1 , 25 mars 1886  

Bernay ce 25 mars 1886

Cher Monsieur,

Je suis bien en retard pour vous accuser réception de vos deux aimables envois. Ma seule excuse c'est que dans ces derniers, je devais aller à Argentan d'où je comptais pousser jusqu'à Alençon pour admirer votre sanctuaire. Le projet est ajourné à la semaine de Pâques.

Vous n'avez pas craint de vous mesurer avec le terrible docteur X de la Ferté Fresnel ou Macé, et Dieu vous a accordé la victoire en vous laissant le dernier mot. Ce pauvre docteur avait servi à son public au café par trop frelate celui que vous lui avez servi était d'une essence trop pure et a du lui causer de longues insomnies.

J'ai lu avec intérêt et plaisir le livre de Madame de Vallory.

J'espère avoir sous peu l'occasion de développer de vive voix près de vous mon appréciation, en attendant je me résume en quelques mots.

Il me semble difficile d'admettre que cet ouvrage soit les preuves de l'auteur. Il y a des recherches de style d'horreur et accouplements de mots qui dénotent l'habitude d'écrire.

La préface est piquante... En la forme peu originale au fond, mais sans lien logique avec la suite du Roman. La personnalité de l'auteur se manifeste surtout dans l'observation et la peinture des ridicules de province. Je dis des ridicules et sous des mœurs parce que le tableau est incomplet et ce n'est qu'une satire. L'histoire d'amour est un peu banale et les deux livres peu intéressants. Le livre semble avoir été écrit sous l'influence d'un ouvrage célèbre antérieur de quelques années. Même cadre à peu de chose près. Le chef-lieu d'arrondissement sur l'air du chef-lieu de canton, le notaire au lieu du médecin, l'adultère dans les deux cas, et la mort comme dénouement.

Seulement Madame Bovary est un type et l'œuvre une date dans la littérature.

L'œuvre critique sur Victor Hugo dont je vous ai parlé est intitulé Victor Hugo avant 1830 par Edmond Biré et a été insérée dans la correspondance de 1855 en plusieurs articles.

Vous y veniez développer une thèse que vous ferez bien d'étudier avant d'entreprendre votre panégyrique je vous avoue que votre "Hugolâtrie" me parait excessive.

En attendant le plaisir de vous voir, je vous serre cordialement la main.

Votre tout dévoué

Ch. Leforez