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  • LES JARDINS

Les jardins

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Le jardin de la maison neuve d'Émile Richer

Au XIXe siècle, les maisons des faubourgs se développent et possèdent généralement un jardin de plus grande capacité que celles situées dans le centre-ville. Si le jardin public devient un lieu indispensable de sociabilité urbain, le jardin privé connaît également un renouveau. En 18501, Louis Richer-Levesque, manufacturier industriel, président du tribunal de commerce et conseiller municipal, achète une ancienne auberge et quelques pièces de labour. En 1863, son fils Émile Richer s’installe dans la maison dont il héritera neuf ans plus tard et la transforme, donnant un cachet particulier à l’endroit. Le logis,
tout en étant d’architecture modeste, se distingue de la banale maison de maître. Si la façade sur rue est d’une extrême simplicité et très sobrement traitée, la façade postérieure est ornée de faux bois ciment et d’une serre, verrière à armature métallique sur pilotis achevée en 1888. En 1894, Émile Richer ajoute une tourelle sur le pignon du pavillon.

La serre de la maison Richer avec un officier allemand [1940], photographie noir et blanc, (9x6cm), AMA

17Fi7249, AMA

Un jardin romantique et anglais

Le belvédère sur son promontoire, photographie couleur, Pierre Hamel, 2020.

juillet 2020
Le jardin a le charme des jardins anglais où le romantisme et le
pittoresque règnent. Il répond clairement à un désir d’esthétique
et de représentation sociale. Si les comptes rendus des visites de
la SHO décrivent à plusieurs reprises les différents jardins de style
pittoresque réalisés par l’horticulteur paysagiste Ernest Lemée, aucun
ne fait mention de structure métallique. Le jardin d’Émile Richer demeure ainsi atypique, avec ses ornementations en faux bois ciment et ses aménagements de rocailles. L’ensemble comporte un verger, un potager et un parc d’un peu plus d’un hectare où l’imitation de la nature joue un grand rôle. Les arbres sont disposés sans ordre apparent, les pelouses occupent la quasi-totalité du terrain, ne laissant
aucune place aux allées. Un étang artificiel au tracé irrégulier est alimenté par le ruisseau du Gué-de-Gesne ; il est agrémenté d’un rocher artificiel sur lequel trône la statue fontaine d’une jeune
femme dont le corps en contra posto est voilé par des drapés. Il est bordé d’un enrochement (en brique, pierre de Chaumont, mâchefer et ciment) avec effet retombant de stalactites, surmonté d'un promontoire à édicule surplombé d’un belvédère. D’autres éléments décoratifs — tels que le pont métallique, la gloriette à tronc d’arbre en fer et zinc reposant sur quatre piliers en fonte, le toit orné de feuilles d’acanthe (inspiré de l’architecture japonaise des pagodes) — renforcent le caractère pittoresque du jardin.
Ce lieu invite à la rêverie et à la flânerie. En dépit de son caractère exceptionnel en termes de détail, il demeure méconnu. Ce patrimoine demeure fragile et nécessite une restauration pour en assurer la conservation.

Le "Square" de la Musique

Plan de la Ville d'Alençon, extension et alignement de la rue de Bretagne, planche n°XV, (1819) (éch.1/500), encre de chine et lavis d'aquarelle sur papier entoilé (65x97cm).

1G3, AMA
Ouverte peu avant la Révolution, la rue de Bretagne est aussitôt bordée par de riches hôtels particuliers dont les façades embellissent la ville. En 1826, Pierre de Crès achète une propriété, qu’il transmet à son gendre Édouard de Chambray. Celui-ci acquiert les jardins qui rejoignent la rue Jullien, vaste terrain situé sur la rive gauche de la Briante. Le 15 novembre 1881, Louis Dumesnil de Montchauveau achète le domaine, un bien composé de deux maisons
contigües élevées en bordure de la rue de Bretagne, complétées par un vaste jardin. Les nouveaux propriétaires font entièrement démolir le double édifice pour la construction d’un nouvel hôtel particulier. Au décès de son épouse en 1888, il décide de vendre une partie de la propriété à Alfred Jousselin. L’acte de vente mentionne une propriété située au 12 rue de Bretagne, s’étendant de cette rue aux rues Jullien et Marguerite- de-Navarre et traversée par la Briante.

La rue de Bretagne, carte postale ancienne noir et blanc n°39, ND Photo éditeur, sd. (14x9 cm), AMA

4Fi598, AMA

Un jardin anglais

Square de la Musique, pont sur la Briante, photographie noir et blanc, sd, (14.8x10cm), Direction de la Communication

17Fi72, AMA
Cette propriété comprend « un hôtel de
construction récente, élevé sur cave, un
rez-de-chaussée et deux étages, avec serre, un jardin d’hiver vitré y attenant à droite, vaste jardin anglais avec parc à
la suite se prolongeant jusqu’à la rue Jullien comportant kiosque, ponts en fer et en rocaille sur la Briante. À droite vers
le milieu du parc et y attenant avec porte de communication, un jardin à rosiers clos de murs, un jardin potager à la suite également entouré de murs, avec un petit bâtiment servant de décharge. Au fond de la propriété, à gauche, à l’angle des rues Jullien et Marguerite-de-Navarre, un grand corps de bâtiment à usage de remise, écuries, sellerie et habitation du cocher. Une volière en face. Portails d’entrée rue Marguerite-de-Navarre et rue Jullien… Le vendeur se réserve en outre tous les rosiers du jardin ».

Square de la Musique, pont sur la Briante, photographie noir et blanc, sd, (14.8x10cm), Direction de la Communication

17Fi73, AMA

Une serre en verre à ossature métallique

La serre, vue aérienne [1950-1960], fonds Lapie, cliché atelier de photographie du Centre historique des Archives nationales (CHAN),CP-1-PH-Orne-B-45-5.

Louis Dumesnil de Montchauveau, membre de la SHO depuis 1869, a un intérêt pour la culture des roses et des chrysanthèmes. Il fait édifier une serre, édifice remarquable qui est un véritable ornement pour la rue. Son aspect est connu par une photographie aérienne du fonds Lapie datant de 1950 - 1960 et par une carte postale. La serre était adossée au pignon sud-est de l’hôtel particulier afin de profiter de l’ensoleillement car le parc n’offrait pas les mêmes possibilités. Elle s’avançait jusqu’au bord de la Briante derrière des murets établis par Louis Dumesnil de Montchauveau, qui avait obtenu un arrêté préfectoral à cet effet. Construite en verre sur une ossature en fer, la serre s’élevait jusqu’au deuxième étage de l’habitation.
Ses parois étaient maintenues par une ossature dont les corniches répondaient aux allèges de la façade sur rue. Sa base, construite en briques non enduites, prolongeait la ligne formée par les appuis de fenêtres du rez-de-chaussée.
Les vitrages pouvaient se couvrir de stores étroits qui se relevaient.

Alençon (Orne), Concours de musique, place Foch, Ballon l'ouest-éclair, (Date d'utilisation : 12 mai 1913), (14x9), AMA.

4Fi4101, AMA

Le "Square" de la Musique

Espace vert 20-22 rue de Bretagne : plan d'aménagement (Service des espaces verts, 83x46, ech. 1/50, 25 mai 1982, n°186).

mardi 25 mai 1982
En 1941, une partie du domaine est racheté par la Caisse de mutualité sociale agricole, qui élève un bâtiment contre la façade postérieure (future école de musique). La Ville d’Alençon achète l’ensemble en 1972 et y aménage les locaux du Centre communal d’action sociale (CCAS) et de
l’école de musique.

Rue de Bretagne, réaménagement : vues en plan et de profil (Service des espaces verts, ech. 1/50, 4 octobre 1976, P14) (59x33,5).

lundi 04 octobre 1976

Le jardin du 5 rue Jullien

Le jardin de l'Hôtel du Val Noble

Le jardin de l'Hôtel du Grand Cerf

Le Jardin de l'Hôtel-Dieu

Le jardin de la clinique Saint Joseph

Le jardin de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette/ Jardin de la Fabrique

Le jardin du Carmel

Alençon, Le jardin du Carmel, photographie couleur, sd

17Fi, AMA

Le jardin du Souvenir du cimetière de Montsort

Extension du cimetière, projet n°1 : plan (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, ech. 1/250, 8 juillet 1998, n°780a) (130x80).

mercredi 08 juillet 1998

Extension du cimetière, projet n°2 : plan (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, ech. 1/250, 8 juillet 1998, n°780b) (130x80).

mercredi 08 juillet 1998

Le jardin de l'École Normale d'institutrices

Le jardin de l'École Normale d'Instituteurs

Le jardin de l'école Saint François de Sales

Les jardins éphémères

Plan du jardin présenté à l'exposition horticole de 1875 à la Halle aux toiles, Lemée fils, fonds SHO, Arc.dép.Orne, 213J97.

1875
La Société d'horticulture de l’Orne est un instrument  fondamental
pour le développement des jardins tant publics que privés. Des réflexions sont menées et des conseils prodigués pour perfectionner la culture des jardins, des plantes, des fruits, des végétaux, des pépinières, des fleurs. Les premières expositions ont lieu au parc des Promenades, puis à la Halle année sur l’autre, la thématique diffère. L’exposition de 1895 est consacrée à la culture maraîchère, aux arbres fruitiers, aux arbres et arbustes en pépinière et aux chrysanthèmes. Son organisation est décidée lors de l’assemblée générale de la SHO de décembre et le programme est établi trois mois à l’avance par le secrétaire de la société. Pour la mise en place du jardin, un concours est organisé. Tous les jardiniers, les horticulteurs, les amateurs et les marchands peuvent y participer mais le concours distingue les jardiniers professionnels des amateurs. Les concurrents obtiennent un premier prix par décision des membres de la commission, puis un tirage au sort permet normalement d’établir le jardinier ou l’entreprise qui doit exécuter le plan lauréat. Ce système permet une rotation des maîtres d’œuvre. La réalisation du jardin éphémère assure la publicité du créateur et de l’exécutant. Mais celui-ci n’est pas toujours respecté et provoque parfois des réactions. Ainsi en 1894, les plans de M. Épinette sont choisis ; il obtient une médaille d’argent grand module. Le tirage au sort n’est pas effectué et la commission décide une exécution par voie d’adjudication. Il faut donc un entrepreneur qui soit en capacité de répondre à l’offre, ce qui n’est pas le cas de tous les jardiniers. Une seule offre est proposée. Le jardinier lauréat conteste le monopole et décide de retirer ses plans. L’entrepreneur second au concours soumet un nouveau plan..

Les jardins éphémères

Plan des jardins pour les expositions horticoles à la Halle au blé [1874, 1877 et 1885), Ernest Lemée

213j97, fonds SHO, Arch.dép. Orne
L’exposition est un véritable jardin dans la ville. Délimité par une clôture en treillage ou en planches, il est structuré en différentes parties et comporte des plantes de serre,
des plates-bandes pour les légumes,
de la pelouse agrémentée de corbeilles de fleurs, du gazon planté d’arbres, des massifs, des fruits, ainsi que des plantes d’ornement.
Les exposants présentent également tout ce qui est nécessaire à la réalisation d’un jardin. Des travaux d’art— comme les grottes avec escaliers en roche, les serres, les volières, les fontaines, les petits ponts — ponctuent la promenade. Des objets décoratifs et utilitaires sont proposés. L’exposition connaît toujours un véritable succès.
La Société d'horticulture est active en matière de visites de jardins, dont elle publie les comptes rendus. Ils offrent une visibilité des principes qui ont guidé leur aménagement, précisent la composition des différents jardins alençonnais ainsi que les changements esthétiques qui préoccupent la société de l’époque.

Plan du jardin présenté à l'exposition horticole de 1875 à la Halle aux toiles, Lemée fils

213j97, fonds SHO, Arch.dép. Orne


Le Verger Pédagogique

Verger d'étude de fruits à couteau et fruits de commerce dans le pré de l'Hospice (1923), Arch. dép. Orne, 213J97

En 1839, M. Léon de la Sicotière demande, au nom de l’Association normande, la création d’une école de botanique dans l’un des quinconces des Promenades à proximité de la maison du gardien et un jardin d’expérimentation pour la taille des arbres fruitiers. En 1847, la Société d’horticulture de l’Orne (SHO) est fondée. Lors de l’exposition horticole de 1855, elle reçoit l’accord pour la création d’un « jardin école », destiné à l’apprentissage de la taille des arbres fruitiers et à la propagation de conseils et d’idées. La délibération du 6 août 1857 propose la mise à disposition du jardin Turbat, situé à proximité de la mairie, rue du Parc sans pour autant aboutir. En mai 1920, l’administrateur de l’hospice loue à la SHO un terrain situé rue du Gué-de-Gesne pour la création d’un verger.

Les arbres sont plantés en 1921 et les séances de greffage débutent en 1922. La SHO donne des cours de taille aux amateurs, renseigne sur les meilleures variétés d’arbres fruitiers à couteau à planter. L’activité est rapidement interrompue suite aux inondations de 1923. Le 6 janvier 1929, la SHO entreprend des démarches auprès du directeur de l’asile pour demander un petit terrain de 17 ares situé chemin de la Brebiette, afin de créer un verger d’étude. Le plan est établi le 3 mars 1929, suivi des premières plantations. Paul Gauclin aménage et entretient vingt-et-un pommiers tiges à haut vent, six pommiers nains. Trente poiriers en contrespalier sont plantés sur une longueur de 58 mètres. Le jardin demeure jusqu’au début des années 1960 où il est transféré rue de la Fuie-des-Vignes jusqu’en 1969.

L'ancien jardin des sœurs de la Miséricorde


Après bien des vicissitudes pour trouver un endroit convenable, le projet de verger pédagogique aboutit en 1997. La Ville concède l’ancien jardin des soeurs de la Miséricorde — une statue de saint Joseph et la serre semi-enterrée, encore présentes sur le lieu, nous rappellent son passé. Il jouxte l’enceinte de la maison d’Ozé. Les travaux sur le prolongement des anciens remparts débutent en juillet 1997 et vont se poursuivre sur une durée de deux ans. Le 15 mars 1998,
les membres de la SHO plantent la première parcelle dont ils assurent ensuite l'entretien. Un système de parrainage est établi ; le 24 janvier 1999, lors de la plantation de la seconde série d’arbres fruitiers, chaque parrain plante son pommier ou son poirier ; il dispose d’une petite fiche technique détaillée concernant l’arbre planté et reçoit chaque année la moitié des fruits récoltés. Le reste de la récolte sert pour les expositions locales (Fête de la courge, Saint Fiacre, Foire agricole) et pour les concours annuels de tartes dans les centres sociaux. Le verger comporte principalement des variétés fruitières anciennes (66) — dont celles qui portent le nom de la ville : la poire figue d’Alençon et la poire Doyenne d’Alençon.

Vue du Verger pédagogique, photographie couleur, Marion Toulouze, (juillet 2020).

juillet 2020

Un terrain d'expérimentation

Verger pédagogique, ektachrome couleur, Direction de la communication (5x5cm) (1999),

23fI763? AMA
Une convention est établie entre la Ville d’Alençon et la SHO, qui autorise l’utilisation de la parcelle en échange d’une garantie d’accès au public, au printemps et en été. Il n’a pas été possible de maintenir ce
libre accès en raison du vandalisme ; cependant des visites sont organisées à la demande, sur inscription à l’Office du Tourisme ou sur le site greteers.fr. À partir de 2005, elle sert de terrain d’expérimentation pour les séances pratiques de la section « arboriculture ». L’association s’occupe de l’apprentissage de la taille des arbres fruitiers ainsi que des rosiers ; des démonstrations sont organisées chaque année chez les adhérents, ainsi que des séances de greffage et d’écussonnage (greffe en écusson). En 2015, deux hôtels à insectes sont posés, l’un dans une roue à charrette et l’autre dans une ancienne ruche.

Le Jardin Expérimental

En 2001, le projet de création d’un jardin expérimental est soumis à la municipalité qui répond favorablement et propose plusieurs terrains. Celui de la rue Balzac est retenu. En 2002, la première tranche des travaux est effectuée. La SHO dispose de 1 500 mètres carrés pour aborder différents thèmes d’expérimentation. De nombreuses idées sont proposées par les différents membres, telles que le jardin des roses (comme celui de Portland - Oregon, US), le jardin de pré-bonsaï, le jardin japonais, le jardin potager avec des légumes anciens, le jardin des enfants, le jardin pour les personnes à mobilité réduite, le jardin du greffage, le jardin d’osier, le jardin du cactus, le jardin de rocaille, le jardin anglais…

Le jardin expérimental, photographies couleur, Marion Toulouze, (juillet 2020)

Circuit Equal, Prix Imagine

Le jardin expérimental, photographies couleur, Marion Toulouze, (juillet 2020)

En juin 2003, le Circuit Equal (projet financé par l’Europe) propose d’aménager une alvéole concernant la dentelle d’Alençon, ce qui implique la représentation dans le jardin d’une aiguille et un aménagement de fleurs en rapport avec la dentelle.

En juin 2004, la deuxième tranche des travaux est réalisée et en 2005, le jardin est prêt pour les premières plantations. La SHO reçoit le prix Imagine. En 2006,
le projet arrive à son terme, le mur de la rue Balzac est remis en état. L’année suivante, le portail et un local pour entreposer les outils sont installés.

En 2007, le jardin expérimental est presque terminé. Il est engazonné, on y trouve différentes formes de culture : potager au carré, tourbière, jardin japonais, mixed border,
oseraie ; parterres de dahlias, de chrysanthèmes, de plantes aromatiques… Il contient toutes sortes de végétaux — arbustes, légumes, fleurs — dont on suit
l’évolution.

Le Jardin Experimental

Des Jardins Ouvriers aux Jardins Familiaux

Vue des Jardins, photographie noir et blanc, sd, DR.

17Fi475
L’inadéquation des logements disponibles aux besoins est un problème récurrent. Les recensements de population reflètent leur exiguïté et la cohabitation contrainte des générations. En 1894, une première loi d’aide à la construction des habitations à bon marché cherche à répondre au manque de logements populaires. Il faut attendre 1912 pour que la société alençonnaise des Habitations à bon marché (HBM) soit constituée. Le 14 juin 1913, la Société alençonnaise des jardins ouvriers intitulés « Ma campagne » réunit ses membres à la Halle aux toiles et sollicite la Ville pour la mise à disposition de terrains.
Les ouvriers souhaitent par la suite les acquérir en versant une contribution d'un franc par semaine. Le 19 août 1913, un concours des jardins ouvriers est organisé par la Société. Le 10 juillet 1915, Gilbert Alfred lègue la somme de 5 000 francs pour la construction de maisons
ouvrières et 1 000 francs pour l’achat de terrains afin d’y aménager des jardins ouvriers.
Lors des deux conflits mondiaux, la rareté des produits de la terre et le rationnement des denrées encouragent la création de jardins ouvriers. Tous les terrains incultes sont réquisitionnés, y compris le champ de manœuvres ainsi que l’aérodrome. L’article 1 de la loi du 7
mai 1946 définit les jardins ouvriers comme étant « des parcelles de terre qu’une initiative désintéressée met à la disposition du père de
famille, afin qu’il les cultive et qu’il en jouisse pour les seuls besoins de son foyer… Les jardins industriels sont les parcelles de terre
concédées par les entreprises industrielles aux membres de leur personnel à titre individuel ».

Jardins ouvriers de la Maison Romet

En 1943, le comité social d’entreprise de la Maison Pierre Romet est agréé pour cultiver un terrain situé boulevard de la République, réparti en 29 lots. Ils sont entretenus par les employés de la Maison Romet et consacrés à la culture maraîchère et de pommes de terre. Le terrain doit être préempté pour l’établissement d’un stade. Une pétition est signée par les employés et ouvriers de la Maison Romet afin d'obtenir l’autorisation de poursuivre la culture des jardins pendant la durée des hostilités. L’association est par la suite transférée sur le terrain du champ de manœuvre.

Plan d'un terrain sis boulevard de la République, appartenant à la veuve Romet [1940]

4Q3, AMA

Jardins ouvriers Habitat bon marché

Plan d'aménagement (ech. 1/500, 2 juillet 1923) (papier, 70x37).

lundi 02 juillet 1923
Le 13 janvier 1941, Marcel Mezen adresse deux plans pour l’installation de jardins ouvriers sur le terrain de l’office public d’HBM, rue Jacques-Boucher-de-Perthes, en attendant la reprise des constructions. L’un
d’eux prévoit quatorze lots de 200 mètres carrés et dix lots de 400 mètres carrés, soit une surface totale de 11 805 mètres carrés, avec aménagement de fontaines et de sentiers de deux mètres de largeur à l’intérieur du lotissement.

Plan d'aménagement (ech. 1/500, 2 juillet 1923) (papier, 70x37).

lundi 02 juillet 1923

L'aérodrome

Jardins ouvriers, réquisition et exploitation agricole des parcelles de l'aérodrome (1941-1943)


Le 29 mai 1942, le conseil municipal propose l’aménagement en jardin de la partie nord-est de l’aérodrome et prévoit l’acquisition de trente tonnes de pommes de terre. Sous la pression des troupes d’occupation1, en 1943, les parcelles sont partagées entre les cantines scolaires (14 ha), l’association des jardins ouvriers d’Alençon (20 ha), l’association des jardins ouvriers de la Préfecture (3 ha), l’association des jardins ouvriers de la Maison Romet (1 ha) et le foyer des infirmières de la Croix-Rouge d’Alençon (2 ha). La culture maraîchère, céréalière et de pommes de terre est également un moyen pour l’occupant d’éviter les atterrissages des avions.

Jardins ouvriers, réquisition et exploitation agricole des parcelles de l'aérodrome (1941-1943)


Le champ de manoeuvre

Jardins ouvriers, réquisition du champ de manœuvre pour la culture maraîchère (1944-1948)


La Société des jardins ouvriers cultive les terrains militaires comme le champ de manœuvre. Ainsi, en 1943, le terrain est réquisitionné pour les cantines scolaires et les soupes populaires, l’Association des familles nombreuses (19ha), l’asile départemental (3 ha), l’Association des jardins ouvriers employés au Trésor (3 ha), l’hospice civil d’Alençon (5 ha) et les jardins ouvriers de la Préfecture. Le comité d’entreprises de l’usine d’Ozé dispose de petites parcelles en bordure du champ de manœuvre pour la création de jardins ouvriers. La Société des jardins ouvriers du personnel des régies financières de la Ville
d’Alençon occupe également un terrain sur le champ de manœuvre jusqu’à sa dissolution en 1945. Il est repris par l’Association des jardins ouvriers des services du Trésor. En 1948, l’autorité militaire demande la réaffectation du terrain à l’usage du champ de manœuvre.

Champ de manœuvre, terrain cultivable, terrain non cultivable (éch : 1/2500, 4/09/1947).


Un projet non réalisé

Loterie nationale des jardins familiaux [1942], P. Besniard, imprimerie Lafayette, ORAFF)

Arch.dép.Orne, 230J


La demande d’implantation des jardins ouvriers de la teinturerie Hénault-Morel situés à l’extrémité de la rue du Mans est refusée, car le terrain est ensemencé en blé et assure le ravitaillement de la population en pain.

Les Cités-Jardins

Les cités-jardins

La loi du 14 mars 1919, dite loi Cornudet, impose aux villes de plus de 10 000 habitants de prévoir un plan d’aménagement, d’extension et d’embellissement1. À Alençon, le plan d’embellissement comprend l’extension de la ville à l’est de la gare et de la voie ferrée et l’aménagement du lotissement Victor-Hesnault. Il prévoit l’aménagement d’un parc et la plantation d'arbres sur les terrains Hénault-Morel.
Il détermine l’étendue et la disposition des places, des jardins publics, des terrains de sport, du terrain d’aviation au champ de manœuvre, des espaces libres et des emplacements destinés aux monuments, aux édifices et aux services publics.
Le délai réglementaire stipulé pour la réalisation du plan est de trois ans. L’ingénieur des ponts et chaussées M. Feldtrauer2, en exécution de l’article 6 de la loi, entreprend la réalisation du plan d’aménagement en 1929,donnant naissance au développement de la cité-jardin. Celle-ci apparaît alors comme la solution la plus économique et la plus saine pour assurer la croissance de la ville et permet à la municipalité davantage de contrôle sur son urbanisation, sur l’alignement et l’assainissement des voies de communication. Elle reprend un certain contrôle sur les constructions et bloque certains projets de lotissement.

Les Cités-jardins

La création des lotissements suit les nouveaux axes de circulation, par un découpage en parcelles.
Chaque parcelle est tracée rigoureusement à la perpendiculaire de la rue. Elle a une proportion moyenne qui exclut les parcelles en profondeur comme les parcelles étirées en façade le long de
la voie. L’élément de base est un pavillon en forme de U, de T ou de L, permettant une densification à l’horizontale. La conception est imprégnée de toutes les théories utopistes, hygiénistes et paternalistes
de l’habitat « social » des années 1930.

Les cités-jardins

Cité-jardin Victor-Hesnault

En 1930, Alençon lance un concours pour l’aménagement d’un îlot marécageux situé sur la rive gauche de la Sarthe et la valorisation d’un terrain inutilisé reliant la rue du Pont-Neuf au boulevard de la République (comprenant les anciennes parcelles de Charles Romet). Le projet de l’architecte paysagiste Ferdinand Duprat le remporte. Concepteur, entrepreneur, pépiniériste et horticulteur, il est une figure de l’évolution de la profession paysagère de l’entre-deux-guerres qui voit l’art des jardins s’inviter dans l’espace public et s’ouvrir à l’urbanisme.
L’ensemble est structuré, délimité par les nouveaux axes de communication reliant la place du Plénître à la place Saint-Pierre au moyen d’une passerelle, ainsi que par le dégagement de l’entrée de la caserne Ernouf. Le projet prévoit la création d’un boulevard en terrasse au bord de la Sarthe avec aménagement des berges sud en jardin public comprenant un emplacement réservé pour la pêche et le canotage.
La cité bénéficie d’un accès direct à la gare des tramways qui permet le déplacement vers les quartiers ouest de la ville. Une zone résidentielle aménagée en jardin-paysager se compose de pavillons, d’une place monumentale, d'un groupe scolaire, de bains-douches…
Les maisons sont implantées à une certaine distance les unes des autres, séparées par les jardins, de façon à ce qu’aucune ne gâche la vue de l’autre. Elles sont placées dans un cadre de verdure et de fleurs. Si la cité-jardin s’étale en surface, la notion de limite est tout de même
bien présente par les rues qui quadrillent l’espace.
Les divisions parcellaires ne sont pas des murs mais des haies ou des taillis. Les loyers sont suffisamment accessibles pour permettre aux travailleurs payés à la semaine de pouvoir y habiter. L’espace vert
devient un lieu de mélange des classes sociales.

Projet d'extension et d'embellissement, plan de la Cité-jardin Hesnault (Ferdinand Duprat) (1920-1933).

[1920-1933]

Cité-jardin, cité ouvrière P. Boulenger

En 1937, une cité-jardin est également projetée pour le personnel des établissements Boulenger, alors en construction. Elle entraîne la création d’une cité ouvrière, aux pavillons identiques soigneusement alignés le long de la rue bien droite et bien aérée. Les maisons, entourées de jardins en forme de L, offrent, à l’ouvrier
ou au contremaître, l’air, la lumière, la verdure et l’hygiène qui préservent sa santé.

Plan d'aménagement (ech. 1/50, 16 octobre 1937) (papier, 61x31).

samedi 16 octobre 1937

Cité-jardin Desdouits

Plan d'aménagement (ech. 1/500, 2 juillet 1923) (papier, 70x37).


Le 10 juillet 1923, un plan est soumis une première fois pour l’ouverture d’une nouvelle rue donnant accès aux jardins ouvriers et aux maisons ouvrières de la société anonyme des HBM « cité Mon Rêve ».
Le 25 février 1925, M. Desdouits, industriel en toilerie alençonnaise
et lexovienne, achète un terrain dans la plaine d’Échauffour, route de Courteille, à proximité des jardins ouvriers et commence les fondations sans autorisation. Il demande l’approbation de son projet, en exécution
de la loi du 19 juillet 1924, ainsi que l’aménagement de la voirie complémentaire. La Ville refuse car le montant du budget à engager est excessif en comparaison de la taille de la cité, soit 24 parcelles réparties sur 180 hectares. Les maisons ouvrières sont construites sur des parcelles vendues comme terrains-jardins non constructibles et non conformes aux lois de 1919 - 1924. Le conseil municipal rappelle qu’il revient aux propriétaires de prendre en charge les travaux d’ouverture et de viabilité des rues projetées et engage des poursuites à l’encontre de M. Desdouits en 1927.

Cité-jardin Henri-Besnard

Cité-jardin Henri-Besnard, rue Jacques Boucher-de-Perthes, photographie couleur, Pierre Hamel

AMA
En 1925, le projet du lotissement Henri-Besnard, rue Jacques-Boucher-de-Perthes, présente les mêmes problématiques de conformité que le lotissement Desdouits. Le conseil municipal s’oppose à la construction jusqu’à la prise en charge des travaux de viabilité par le lotisseur. Les maisons sont ensuite construites par la société des Habitations à bon marché (SHBM).

Lotissement Henri Besnard (route de Courteille) : plan d'aménagement (ech. 1/200, 1er julllet 1926) (82x58).

jeudi 1er juillet 1926

Cité-jardin Rousier (1930-1934)

Le plan masse de ce lotissement comprend une vingtaine de parcelles.
Elles s’organisent linéairement le long du chemin de la Croix-Mercier sur l’ancien pré d’Émile Rousier. Après quatre années d’instruction, le projet est abandonné.

Plan d'aménagement (ech. 1/500, [1933-1934]) (papier, 66x52).

1933-1934

Cité-jardin Trottier

Plan d'aménagement (ech. 1/500, 28 juillet 1939, 13 mai 1941) (papier, 68x58).

mardi 13 mai 1941
Ce lotissement situé à proximité des ateliers SNCF, de la route de Paris et de la sente des Quatorze, comprend 56 parcelles. Il est exécuté en plusieurs phases d’aménagement.

Cité-jardin Charles Romet

Délimité par une avenue créée le long
des berges de la Sarthe et par le boulevard
de la République, le projet de cité-jardin prévoit l’aménagement d’une vingtaine de pavillons réservés au personnel des Grands Magasins du Gagne-Petit.

Plan d'aménagement (ech. 1/1000, 14 janvier 1929) (papier, 38x35).

lundi 14 janvier 1929

Le Jardin de la Maison d'Ozé

Alençon (Orne), La Maison d'Ozé, carte postale colorisée, éditions Gaby, sd, AMA

Le 24 mai 1924, la Ville d’Alençon décide d’établir un musée dans les anciennes classes de la maison d’Ozé et de transformer la cour de récréation, d’une superficie de neuf ares, située entre la façade postérieure de la maison et le mur des anciennes fortifications, en jardin d’agrément public.
Un concours est organisé par la Société d’horticulture de l’Orne (SHO). Le jury se compose de trois membres de la commission voirie et de deux membres de la SHO. La municipalité demande de prévoir — comme au musée de Cluny — un emplacement approprié pour les trophées de guerre, la conservation de quelques vestiges du passé et objets qui peuvent être légués à la Ville : le vieux puits, la fenêtre au four à ban… La commission du 7 décembre 1925 retient le projet présenté par l’horticulteur alençonnais H. Philippe en lui demandant quelques modifications. Il s’agit d’un jardin régulier dit à la française.

Un jardin à la française

Quatre larges allées latérales encadrent un boulingrin3 grande pelouse vers le sud légèrement raccourci du côté ouest.

Dans la plate-bande sud, une bordure droite avec plantation de lierre valorise le vieux puits, la fenêtre, ainsi que les trois bancs. Une plate-bande circulaire, plantée de troènes  de Californie, épouse la forme de la tourelle qui est agrémentée de rosiers. Les tilleuls présents sur le site sont conservés afin de donner un cadre au jardin. Ils sont taillés en arcade ou en éventail et, en hauteur, suivant une même ligne. Une corbeille est établie à la place du vieux puits, entre deux parties de pelouse.

Le gazon couvre une surface de 270 m² et est encadré d’une plate-bande comprenant seize arbustes à feuilles persistantes de faible hauteur, placés à intervalles réguliers.

Au centre sont plantés des arbustes isolés : deux buis verts et panachés, deux fusains panachés taillés en forme conique, qui pourraient être remplacés ultérieurement par des oeuvres d’art provenant du musée.

Le végétal est complété par des rosiers et des plantes grimpantes tels que des ampélopsis, des bégonias, des jasmins. Les bordures de buis cernent la plate-bande.

Le lauréat du concours remporte la somme de 6 000 francs ainsi que l’entretien pour trois années, comprenant la taille, le remplacement des arbustes et la fourniture de fumier et de plantes pour l’ornementation.

Projet de jardin pour la maison d'Ozé, plan (établissement d'Horticulture H. Philippe, 1/100, 19 décembre 1925) (62 x 44).

19 décembre 1925

Le Renouveau des jardins familiaux

Projet : plan de situation (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, 80x63, ech. 1/1000, 14 mars 1991, n°567).

jeudi 14 mars 1991
Tombé en désuétude quelques temps après les conflits, le jardin familial redevient un élément de loisir et un instrument de l’aménagement urbain dans les années 70. Il bénéficie des contrecoups de l’explosion urbaine et des transformations de la société française ; il participe à la réhabilitation des zones à urbaniser en priorité (ZUP). L’État intègre des jardins à des programmes de logements sociaux situés à la périphérie des quartiers de Courteille et de Perseigne. La loi Royer de 1976 favorise le renouveau des jardins familiaux et oblige à proposer des terrains en remplacement de ceux supprimés pour expropriation.

À la différence des jardins ouvriers, le jardin familial ne se limite plus seulement à la seule production maraîchère, il est également lieu de loisirs, d’éducation, de rencontres et d’échanges. Il encourage la pratique
du jardinage familial. Des espaces collectifs sont accessibles pour les activités de détente. Ils sont subventionnés par le Comité interministériel d’action pour la nature et l’environnement.

JARDINS OUVRIERS -FAMILIAUX DE COURTEILLE

Les jardins familiaux de Courteille

Projet d'un abri : plan des vues et en perspective (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, 123x29,5, ech. 1/20, 11 avril 1984, n°295).

mercredi 11 avril 1984
Le 25 janvier 1983, le conseil municipal approuve le principe d’aménagement des jardins familiaux dans le quartier de Courteille, à proximité de l’école Albert-Camus et de la rue Guillaumet. Une association est créée pour la gestion d’une parcelle lotie en 35 jardins de 200 à 300 mètres carrés. Il comprend des espaces communs, des abris individuels en bois, un réseau d’arrosage, des cheminements piétonniers pour accéder aux parcelles, des haies entre les jardins et des plantations dans les zones publiques. Les jardins familiaux de Courteille comptent aujourd’hui une centaine de parcelles de 250 mètres carrés.

2è tranche : plan (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, ech. 1/200, 17 décembre 1982, n°343) (132x92).

vendredi 17 décembre 1982

Les jardins familiaux de Courteille

Les jardins familiaux de Perseigne

Jardins familiaux Route d'Ancinnes, aménagement (Services techniques, éch.1/500, 02/03/1970, modifié le 02/04/1970, le 06/05/1970, n°1579-Z) (70.5 x 29.5)

lundi 02 mars 1970
En avril 1970, les habitants du quartier de Perseigne font connaître, par l’intermédiaire des associations familiales, leur désir de cultiver un petit jardin à proximité des habitations. La Société d’équipement de la Basse-Normandie (SEBN), propriétaire des terrains, propose la mise à disposition d’une parcelle située route d’Ancinnes pour créer les 32 premiers jardins familiaux du quartier. Ils sont une réponse momentanée aux problèmes de gestion des espaces libres de Perseigne, même s’ils sont prêtés à titre précaire et révocable. Le 25 novembre 1971, des abris sont intégrés. Disposés à proximité des logements, la surface des jardins varie de 100 à 400 mètres carrés.

Alençon (Orne), Jardins familiaux : vue aérienne générale du stade Jacques Fould, du Vélodrome et des jardins, photographie couleur, sd, AMA

1975, un nouvel emplacement

Perseigne sud : plan de situation et de détail des terrains de football, du vélodrome et des 3 tranches des jardins familiaux (Service des espaces verts, Jean-Luc Jourdan, 84x59,5, éch. 1/1000, 28 novembre 1975, 10 mars 1978, n°723).

1Fi14287, AMA
En 1973, la deuxième tranche de la ZUP débute à l’emplacement des jardins et il est demandé aux jardiniers de ne pas commencer les semences ni les plantations de légumes pour l’année 1974, le temps de trouver un autre emplacement.

Le 25 novembre 1975, l’aménagement des jardins familiaux établit 48 lots d’une superficie de 340 mètres carrés.  L’insertion dans l’ancien champ de manœuvres se matérialise dans la distribution.

JARDINS OUVRIERS - FAMILIAUX DE PERSEIGNE

Une nouvelle opération à Perseigne

3e opération de jardins familiaux : plan masse [14 mars 1991], Jean-Luc Jourdan, éch. 1/1000

1FI4289, AMA
En 1991 débute une nouvelle opération de jardins familiaux à proximité
du parc urbain de Perseigne. La réalisation d’allées courbes est adaptée au découpage en relief du terrain. Elle offre des surprises visuelles.

Crédits

Conception et textes : Archives municipales d'Alençon

Conception graphique : Zacharie Pacey

Numérisation des documents : Archives municipales d'Alençon

Panneaux de l'exposition

Livret de l'exposition


Remerciements à la Direction des archives et du patrimoine culturel de l’Orne, la Société d’horticulture de l’Orne (SHO), ainsi que Bénédicte Duthion, Jean-Pascal Foucher, Catherine Fravallo, Zacharie Pacey et Maryvonne Thoréton

Les ressources