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Biographie ou Histoire
Longtemps religion dominante et étroitement liée à l'État, le catholicisme voit sa position profondément ébranlée par la Révolution française (1789-1799), qui remet en cause ses privilèges et son organisation institutionnelle.
Un apaisement intervient sous le Consulat : en 1801, Bonaparte conclut un Concordat avec la papauté. Ce texte rétablit un cadre légal au culte catholique, dont la pratique est désormais autorisée et organisée, tout en le définissant non plus comme religion d'État, mais comme celle de « la majorité des citoyens ». Le culte était public et libre mais encadré par l'État, qui contrôlait l'organisation religieuse (nomination des évêques, création des diocèses et paroisses). Les biens paroissiaux étaient gérés par les fabriques et les ministres du culte étaient rémunérés par l'État.
Au fil du XIXᵉ siècle toutefois, les relations entre pouvoir civil et autorité religieuse évoluent. Le début du XXᵉ siècle est marqué par une montée affirmée de l'anticléricalisme et par la volonté politique de clarifier définitivement les rapports entre l'État et les cultes. Cette évolution aboutit à la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l'État.
Par cette loi, la République devient juridiquement laïque : elle ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Les Églises doivent désormais assurer elles-mêmes leur organisation matérielle et financière, tandis que les édifices cultuels deviennent propriété publique et sont laissés à la disposition des fidèles pour l'exercice du culte.
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