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Date
Biographie ou Histoire
Contexte historique et urbain
La loi du 14 mars 1919, dite loi Cornudet, impose aux communes de plus de 10 000 habitants l'élaboration d'un plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement. À Alençon, cette obligation réglementaire conduit à une réflexion globale sur le développement urbain et la modernisation de la ville dans l'entre-deux-guerres.
Le plan prévoit notamment l'extension de la ville à l'est de la gare et de la voie ferrée, dans le secteur de Courteille, ainsi que l'aménagement du lotissement Victor-Hesnault. Il intègre la création d'un parc, de jardins publics, de terrains de sport, d'un terrain d'aviation implanté sur le champ de manœuvre, d'espaces libres et d'emplacements réservés aux monuments, édifices et services publics. Cette phase de conception coïncide avec la réalisation de la première campagne photographique aérienne de la ville, menée en 1929.
Historique
Le délai réglementaire fixé par la loi Cornudet pour la mise en œuvre du plan est de trois ans. En application de l'article 6 de la loi, l'ingénieur des Ponts et Chaussées M. Feldtrauer engage la réalisation du plan d'aménagement à partir de 1929. Cette intervention marque le début du développement d'une cité-jardin, forme urbaine alors considérée comme particulièrement adaptée aux enjeux de croissance urbaine, tant du point de vue économique que sanitaire.
Description de l'aménagement
La cité-jardin se développe selon un schéma d'ensemble structuré par de nouveaux axes de circulation. Les lotissements sont organisés par un découpage parcellaire rigoureux, chaque parcelle étant implantée perpendiculairement à la rue. Les lots présentent des proportions moyennes, excluant à la fois les parcelles trop profondes et celles excessivement étirées en façade le long de la voie.
L'habitat est principalement constitué de pavillons individuels de plan en U, T ou L, permettant une densification horizontale tout en ménageant des espaces libres, notamment des jardins privatifs. Cette typologie pavillonnaire contribue à l'unité morphologique de l'ensemble.
Analyse
Le développement de la cité-jardin permet à la municipalité d'exercer un contrôle accru sur l'urbanisation, notamment en matière d'alignement des constructions et d'assainissement des voies de communication. L'opération s'inscrit pleinement dans les courants utopistes, hygiénistes et paternalistes qui caractérisent les politiques de l'habitat social des années 1920-1930. Elle témoigne de la diffusion, à l'échelle locale, des théories urbanistiques visant à concilier amélioration des conditions de vie, maîtrise foncière et organisation rationnelle de l'espace urbain.
Documents en relation
Délibération du 30 octobre 1935
Reportage photographique 1929 (1NUM34)
1O60
Mots clés lieux
Mots clés matières
Mots clés personnes
Mots clés typologiques
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