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Lettres autographes (1934, sd) signées de Louise Hervieu au peintre Georges Maillez, 8pp.1/2, format in-4 et in-8. Une lettre à l'en-tête de l'Association Louise Hervieu pour l'établissement du "Carnet de Santé".

131J/2 , 1934  

Dans sa correspondance avec le peintre Georges Maillez, Louise Hervieu décrit une santé déficiente, qui se délabre un peu plus chaque jour, entraînant toutes sortes de maux et qui entrave sa vie quotidienne.

Quatre lettres manuscrites de Louise Hervieu au peintre Georges Maillez relatant sa maladie et sa prochaine exposition personnelle à la galerie Bernheim-Jeune à Paris.

1

Lettre du 20 décembre ; 1p.1/4 In-4° (trace de trombone rouillé en bas à gauche)

"Boulogne 20 décembre, de mon lit.

Et c'est pourquoi mon cher frère de miséricorde me pardonnera ces lignes désordonnées, cependant qu'elles contiennent mes voeux de toute fidélité et un peu d'inquiétude quant à ces rhumatismes si sérieux qu'ils éloigneraient mon cher Maillez de ce pays de Lussault qu'il avait élu et qui l'avait adopté.

Dans ma retraite qui s'aggrave comme ma faiblesse, elles me semblent longues à venir les nouvelles de mon frère Maillez. Cette carte m'a ouvert d'autres horizons qui seront peut-être les siens désormais. Et cela nécessite de nouveaux souhaits afin que ce changement de cieux et de résidence soit en tous points favorable à l'ami comme à son travail.

Car il travaille toujours n'est-ce pas...Je ne sais pas. Je ne sais rien de ce qui se passe dans le monde. Accaparée par mes malaises, avec une vue intermittente, depuis juin, je n'ai fait aucun travail un peu sérieux, et il me faut avouer à mon ami que j'en ai aussi perdu le goût et la curiosité.

Le dépérissement me gagnant de vitesse...on a dû recourir à un traitement accéléré et ruineux, une piqûre tous les deux jours !

C'est cette fille prise entre ses maux et leurs remèdes qui garde du moins la liberté et l'élan de son coeur et de ses souvenirs d'amitié.

Elle vous embrasse fraternellement cher Maillez, et souhaite toujours en tout votre "meilleur" !

La pauv'Louise"

2

Lettre du 27 décembre ; 1p.1/4 In-4°

"Boulogne 27 décembre, de mon lit.

Mon bon Maillez

Je suis au lit pour le plus clair de mon temps sauf les quelques petites heures où je m'essaye à un peu de travail, et ce sont les mêmes et assidus malaises...mais où est le cher Maillez ?

Par hasard serait-il au soleil de Provence comme il nous en avait parlé. Où qu'il soit nos voeux le suivront. Il sait, il sent qu'on pense à lui, et qu'une impotente qu'il a soutenue et réconfortée, et qui met en lui toute sa confiance, souhaite sa plus grande satisfaction, sa liberté pour la consacrer à son art et au développement de sa vie telle qu'il peut l'entendre. Je veux croire aussi que sa santé (car sa force était restée intégrale, mais que [sa] santé s'est reconsolidée. Il y a tant à faire encore pour vous, cher et fraternel Maillez, dans le cadre de la vie. C'est votre vieille Hervieu qui en a fini, elle, mais qui vous en prie soignez-vous, vous avez un bel enjeu. J'y ajoute un embrassement de coeur. Fraternellement je suis

Votre Louise.

Au verso, sur un quart de page :

G. Bernheim est venu à mon appel. Il a trouvé mes petits dessins, des morceaux d'importance. En principe on a retenu les salles pour moi. Mais on ne fera l'expo que si ces choses publiques se raffermissent. Il ne veut pas risquer le paquet, autrement. J'ai si peu de travail maintenant, qu'il devient précieux.

En affection,

en confiance.

Louise."

3

Lettre du 19 juin 1934 ; 4 pp.in-8° oblongues, tracées sur 3 feuillets (traces de trombones rouillés).

"Boulogne 19 Juin 1934

Ami Maillez

Je voudrais de vos nouvelles, ça fait si long que je n'en ai plus. Sans doute je les imagine selon mon affection, mais en six mois, qu'est devenu le cher frère de miséricorde. J'en étais à ce voyage et ces projets que vous formiez pour le Midi...où il était question de sondages photographiques.

Avez-vous été satisfait ? Etes-vous de retour pour l'été dans ce cher Lussault, dont j'ai retenu le nom comme familier à mon coeur, parce que vous y êtes bien, dans ce beau site, entouré de bonnes et aimables gens. Vos propriétaires et l'ami commerçant ? Avez-vous beaucoup peint, avez-vous travaillé pour l'éditeur de Tours ? J'ai bien pensé à tout cel qui est votre vie, malgré qu'une terrible tourmente soit passée sur moi. Elle m'aurait emportée si des amis ne s'étaient trouvés par hasard présents. Ils m'ont assistée et veillée la nuit, car je n'étais plus qu'un objet immonde et inconscient, et dans une telle infection qu'on ne pouvait tenir sans le plus vif dévouement dans l'appartement empuanti, malgré qu'on l'asperge d'acide phénique ?Je crois que ma concierge se serait affolée si elle n'avait senti près d'elle le secours des amis. Un mois de lit. Mais je ne m'en redresserai jamais car c'est un chagrin qui amorça cette terrible crise et je reste infectée jusqu'à l'âme...Ami, vous sentez bien sûr d'où est venu le coup...C'est le mépris où me tenaient mon père puis ma mère qui se poursuit, c'est le dégoût qu'ils avaient de moi que je retrouve, intact...Vous rappelez-vous, Maillez, cette terrible confidence que vous fit ma mère dans une heure de lucidité...où elle vous prévenait que je ne serais jamais aimée quelque dévouement et quelque tendresse que je prodigue...Je me suis donc retirée au plus profond de ma solitude, parfois cependant ma nièce vient me voir, et cette crise l'a émue. Pourquoi le mal ne m'emporta-t-il pas, je pèse si peu ? Il m'a laissée dans une plus grande faiblesse. J'y ai perdu mes dernières forces. Et ces jours où je profite de ce que l'ami Laroche a déserté, pour Vichy, son appartement, j'essaye d'y travailler [...]. Mais je travaille comme une automate dans une fatigue immense et cruelle et je dois me tenir au lit ; autrement, c'est la fièvre...

Ami, vous que ni ma faiblesse, ni mes maux fastidieux n'ont pas rebuté, comment ne pas vous confier cette peine physique et l'autre.

Votre pauv' Louise s'excuse de si tristes lignes, mais vous sentez, n'est-ce pas, combien fidèle je suis dans mes souhaits et ma mémoire.

Votre soeur vous embrasse?

Pardon pour ce brouillon écrit au lit."

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Lettre du 4 avril ; 2 pp.in-8°, en-tête Association Louise Hervieu pour l'établissement du "Carnet de Santé".

"4 avril

Cher Frère Maillez,

Votre généreuse adhésion, votre fidélité au souvenir des peines et des souffrances que vous m'avez connues et que votre fraternité aurait voulu m'épargner, et cette visite après les jours d'absence, tout cela comble mon coeur d'émotion !

Je vous retrouve à mon côté, comme au retour d'hôpital, tandis que je livre ma dernière lutte avant d'aller au grand repos sur lequel je voudrais anticiper car je n'ai plus les moyens physiques de travailler.

Mais je voudrais aussi faire cette retraite en un petit couvent pas cher, cependant en un climat doux et paisible.

Cher Frère Maillez (que cela reste secret entre nous) mais n'y aurait-il pas dans votre paisible pays quelque couvent de ce genre ? Voulez-vous y penser ami, ce sera ancore aider votre pauv' Louise qui s'inquiète de ce malaise dont vous lui parlez. Etes-vous suivi par quelque docteur, je sais que vous aviez un ami de cette sorte.

Gardez-vous, soignez-vous, mon Bon Frère, n'inquiétez pas votre vieille fraternelle

Louise

qui vous est de tout coeur fidèle."

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Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez (11 mai 1933), 3 pages, format in 8 oblongues

135J/1 , jeudi 11 mai 1933  

Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez, Boulogne, le 11 mai 1933, 3 pages in8 oblongues. correspondance à propos d'une exposition chez Bernheim jeune (du 29 mai au 9 juin 1933) - Le samedi 27 mai, accrochage des oeuvres - Ramey et Savreux, avec un camarade sculpteur de Boulogne, iront très bientôt chez Bernheim - Mais la veille, elle compte sur son Maillez "pour aller rechercher les amateurs et au musée les choses qu'on prêtera"-Elle cite Bellier, Hélène Legendre, Romain Coolus, Vauxcelles...-"Mon pauvre Bon, votre vieille Louise vous charge de beaucoup de soin"-mais elle n'est qu'une infirme et( son pouce dr'oit qui recommence à la brimer.

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Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez (sd), 2 pages format in 8 oblongues.

135J/2 , 1933  

Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez (sd), 2 pages in8 oblongues. correspondance à propos d'une exposition chez Bernheim jeune (1933?). Elle commence : "Votre vieille ruine de Louise" est "au lit et au chaud comme une rentière". Quand il ira chez les Bernheim pour rapatrier les trucs qui [y] sont restés", qu'il y donne de ses nouvelles et lui rapporte "une vingtaine d'enveloppes sans timbre qui vont avec les catalogues". Elle aimerait aussi les catalogues avec les prix gracieusement. Elle embrasse le frère Daragnès

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