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  • MA CHÈRE ALENÇON, L'AUTRE FRONT !

MA CHÈRE ALENÇON, L'AUTRE FRONT ! 

HYGIÈNE ET SANTÉ

La Première Guerre mondiale provoqua une véritable hécatombe. La France compte 1,4 millions de morts, 4 millions de blessés hospitalisés, 5 millions de malades et 400 000 victimes de la grippe espagnole. De 1914 à 1918, les maladies firent, dans l'armée six à sept fois moins de victimes que les armes. Le surpeuplement de la ville par les soldats, les familles de réfugiés venant de la Belgique ou des départements français envahis, suscite l'établissement de mesures pour éviter la propagation des maladies infectieuses. L'enjeu hygiéniste devient une stratégie. Vivre à Alençon, c'est vivre dans un milieu humide que le climat normand entretient. Était-il vecteur d'une pathologie particulière ? La lenteur du courant et la faible profondeur des eaux qui traversent la ville ne peuvent qu'aggraver une pollution entretenue par le déversement d'ordures et de déchets organiques. Les rues sont étroites, mal percées et tortueuses, même si le XIXe siècle fut un temps fort pour l'aménagement urbain.

ALENÇON, DANS LE CLOAQUE DES VENELLES

Bien que le nivellement du chemin et le régime des eaux font l’objet de longues discussions au sein du conseil municipal, les voies sont constamment inabordables à la suite des pluies et ne remplissent pas les conditions d'hygiène désirables.  Outre les eaux stagnantes des caniveaux, les dépôts d'ordures ménagères se font sur la voie publique, les seaux hygiéniques de la population sont déversés dans les égouts. Les boues liquides, pestilentielles, constituent un engrais pour les cultures maraîchères, lorsque celles-ci sont ramassées. En attendant, elles recouvrent très souvent le chemin et tout au long de la durée de la guerre. Dès le début de la guerre, la commune ne dispose plus du personnel nécessaire pour procéder au ramassage, au  nettoyage et aux réparations des pavés, et à l'enlèvement des fumiers de l'abattoir. Le 31 août 1917, suite au refus de la mise en sursis des entrepreneurs, la Ville se trouve dans l'obligation d'organiser ce service avec le concours d'un mécanicien et deux militaires mis en sursis à cet effet. Elle se sert du matériel de la maison Guille. La commission des chemins prévoit l’établissement de canalisations et d’égouts. Mais, faute de moyens, la commune ne peut entreprendre la viabilité des voies. L'eau est un puissant propagateur de germes nocifs.

Examen du matériel de la maison Guillet, refus de la mise en sursis des entrepreneurs de vidanges de la Ville d'Alençon, AMA.

31/08/1917

ALENÇON DANS LE CLOAQUE DES VENELLES

ÉRADIQUER LES ÉPIDÉMIES

Le 14 août 1914, un cas de rougeole est signalé dans un des cantonnements des réfugiés. La maison Paoli qui abrite les étrangers est suspectée. Le conseil municipal propose une surveillance sanitaire des personnes ayant été en contact avec les malades et susceptibles de propager les germes. Il établit une commission pour surveiller l’hygiène.

Le 23 mai 1916, des cas de diphtérie sont signalés dans le faubourg de Courteille ce qui implique la consignation de la troupe.

Le 28 octobre 1918, un arrêté municipal interdit provisoirement les spectacles, ainsi que toutes réunions et assemblées afin d'éviter la propagation de la grippe espagnole.

Spectacles et réunions, interdiction provisoire en raison de l'état sanitaire de la ville : arrêté municipal (28 octobre 1918). AMA.

28 octobre 1918

ÉRADIQUER LES ÉPIDÉMIES

L'INVASION DES MOUCHES

Avis concernant le danger des mouches pour la santé publique: affiche de la Préfecture de l'Orne, conseil d'hygiène du département de l'Orne, Imprimerie Chaix.-Paris, (56 x 90). AMA.

1er mai 1915
Dès le commencement de la guerre, les mouches ont retenu la vigilance des hygiénistes, car ce sont des insectes propagateurs d'infections. Elles s'accroissent dans les cantonnements des troupes, au milieu des ordures, cabinets et fosses d'aisance, fumiers. Elles déposent les microbes sur les aliments et répandent la fièvre typhoïde, la dysenterie... En mai 1915, la municipalité déclare la guerre aux mouches et entreprend des mesures préventives sur le danger des maladies pestilentielles et en particulier celles qui peuvent être transmises par les mouches.


URGENCE MÉDICALE 

Hospice d'Alençon, assistance obligatoire aux vieillards, fixation du nombre de lits affectés à ce service. Radiographie des blessés militaires, fourniture de l'énergie électrique une heure a titre gracieux d'électricité, réclamation du Docteur M. BARBÉ. AMA.

27/11/1914
En août 1914, des décisions sont prises afin de veiller à la protection de la population civile et militaire . Une commission médicale aidée des pharmaciens retraités organise un stockage des médicaments indispensables et des pansements. Une autre commission est établie pour surveiller l'hygiène. La solidarité est établie, le médecin BARBÉ, radiologue expérimenté collabore en donnant des soins gratuits pour les blessés militaires, la ville  lui offre le courant nécessaire pour charger les accumulateurs indispensables  pour le fonctionnement de ses appareils.

Infirmerie de la caserne Ernouff (1915) : esquisse couleur (P. Fleurel). AMA.

1915

ALCOOL, SYPHILIS, BOUCS ÉMISSAIRES DES VIOLENCES DE LA GUERRE


L’origine des affections mentales ne peut être attribuée qu'à la violence de la guerre, mais à différents facteurs qui mettent en danger la patrie.

Au premier rang des facteurs d’intoxication, l’alcool, même si celui-ci à dose modérée, contribuerait plus à renforcer le moral des troupes qu’à affaiblir la santé. Avant la guerre, l'alcoolisme, la tuberculose, les maladies vénériennes étaient considérées comme des maladies sociales. Dès le 6 août 1914, un arrêté oblige la fermeture des cafés et débits de boissons à partir de 21h30.  Pour lutter contre l'alcool, le 29 octobre 1915, le Général FAURIE établit un arrêté pour interdire aux cafés, cabarets, estaminets et débits de boisson, la vente de spiritueux aux militaires, aux établissements, usines et exploitations travaillant pour la défense nationale et fait supprimer les rideaux pour pouvoir exercer une surveillance accrue. L'autorité militaire utilise  la consignation, la fermeture des cafés ou débits de boissons. 


LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE

Outre la tuberculose et le paludisme, la syphilis, apparaît comme une des  principales causes d’intoxication, comme un redoutable agent de dégénérescence de la société. La race française est en danger, à l’heure de l’épreuve, la médecine monte à l’assaut du péril vénérien pour sauver le pays, son sang et sa santé mentale. L’association du sexe et de la pathologie, de l’immoralité et de la morbidité, de l’impur et du malsain, dévoile le moralisme profond de la pensée médicale contemporaine, en même temps que son conservatisme social. L'homme-soldat  est incriminable, en tant que défenseur de la patrie en plus de sa qualité d'homme, il ne peut être responsable des affections vénériennes. À qui donc la faute ? Quel genre de femme ? Les prostituées ? La présence de prostituées à Alençon est acceptée à partir du moment, où elles sont soumises à des visites médicales régulières.  Les maisons de tolérance sont réglementées par les arrêtés municipaux. Toutes les filles des maisons de tolérance ou autres filles qui se livrent à la prostitution sont enregistrées sur un registre sur lequel sont inscrites toutes les suspectes. Après quelques débats au sein du conseil municipal, la Ville d'Alençon se résout à ouvrir un pavillon pour les "consultations spéciales", ce qui assure l'anonymat des filles.

Titre de la ressource

Description de la ressource.

Titre de la ressource

Description de la ressource.

Titre de la ressource

Description de la ressource.

LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE

Pourtant les prostituées connues par le service de la police municipale ne sont pas seules en cause. Il y a pour l'autorité militaire, également les "clandestines", celles qui se dissimulent derrière une situation, un statut ou des emplois respectables. Les femmes "non en carte", celles qui échappent aux autorités municipales. L'autorité militaire a recours à la dénonciation des femmes suspectes, se réserve le droit de les faire examiner. Cette lutte antivénérienne préconise une stérilisation de l'individu pour supprimer la contagion. Cette solution heurte l'autorité civile ; le désaccord est total entre le docteur civil et le médecin militaire. Certaines inscriptions sur le registre sont ensuite rayées.

LA SAGA DES BAINS-DOUCHES

Le 26 juin 1914, peu de temps avant le début du conflit, la municipalité entreprend le projet d'aménagement de bains-douches à proximité du pont de Sarthe et recourt aux services de l'architecte Albert MÉZEN. Elle acquiert pour la somme de 50 000 F, les immeubles appartenant aux héritiers LECLERC, situés 35 rue de Sarthe et rue de la Juiverie, pour faire installer l'équipement municipal et réaliser l'élargissement du pont de Sarthe. Le projet est interrompu par le début de la guerre. La mobilisation générale provoque la fermeture de l'unique établissement de bains-douches privé du 5 rue de la Juiverie ; les habitants ne peuvent plus se laver. Durant quatre années, le sujet revient régulièrement à l'ordre du jour des conseils municipaux. Le 25 juin 1915, le conseil municipal insiste sur la nécessité de réouverture de l'établissement tant pour la population civile, que pour les troupes en garnison, ou les soldats, les blessés et malades revenant du front envahis par la vermine ou atteints de maladies contagieuses. L'établissement des bains-rivière d'Auguste HESNAULT est jugé insuffisant. La municipalité demande un sursis en faveur du propriétaire et directeur M. HALGRAIN au Général, commandant de la 4e région qui ne peut accéder à la requête. Le Maire s'adresse directement au dirigeant de l'équipement et lui demande s’il ne serait pas possible de faire assurer le fonctionnement de son établissement par la personne employée par lui depuis plusieurs années, aidée par un mécanicien chauffeur qui pourrait être mis à sa disposition par la Préfecture, ce qui éviterait le cas échéant d’avoir recours à des mesures de réquisition. Le 24 novembre 1915, la commission de contentieux et le chirurgien LE JEMTEL rédigent une pétition transmise à la Préfecture et aux autorités militaires, afin d'obtenir le sursis, en vain.  Le conseil projette alors l'organisation d'un service de bains payants à l'hôpital général ou à l'asile d'aliénés. Le service des bains de l'hôpital est déjà totalement dépassé. Le nombre des militaires en traitement est de 350, alors que les capacités moyennes d'accueil oscillent normalement entre 200 et 250 malades. Dans la situation actuelle, la quantité des bains à fournir est  considérable. De plus, il se trouve dans l'obligation de recevoir les réfugiés et indigents atteints de maladies contagieuses ou ayant une opération à subir. Le nombre total des hospitalisés varie entre 700 et 800 et le nombre de bains donnés quotidiennement a augmenté dans de telles proportions, que le débit d'eau chaude des appareils est insuffisant. Le 29 juin 1916, une délégation municipale rencontre le Préfet, l’inspecteur du service de l’hygiène et le délégué de la commission sanitaire d’Alençon pour résoudre le problème. En avril 1917, le conseil municipal réitère sa demande de sursis. Le 30 novembre 1917, le conseil municipal tente une nouvelle démarche auprès de la commission consultative à Paris pour obtenir la réouverture de l’établissement des bains, soit par la mise en sursis du propriétaire, soit par voie de réquisition. Épilogue : ces bains-douches tant réclamés et tant attendus n'ont pu être exploités pendant la guerre. En 1920, la ville reprend son projet de bains-douches populaires, mettant en concurrence les bains-douches du 5 rue de la Juiverie, exploités par la veuve TAUVERON, mère d’une fillette de cinq ans, dont le mari est mort d’une affection contractée aux armées. La veuve propose à la ville, de faire agrandir son établissement, d’en obtenir la concession pour une durée vingt ans en échange d’un engagement d’une promesse de non-construction sur la durée de l’exploitation, de la mise en place d’un tarif adapté au public et de la gratuité pour les établissements d’enseignement...

LA SAGA DES BAINS-DOUCHES

ASSISTANCE MÉDICALE


En août 1914, une commission médicale aidée des pharmaciens retraités établit le stock des médicaments indispensables. Le médecin BARBÉ, médecin radiologue donne des soins gratuits pour les blessés militaires, la ville s'associe en lui offrant le courant nécessaire pour charger les accumulateurs indispensables pour le fonctionnement de ses appareils.

Aquarelle représentant le docteur Beaudouin (vers 1916), don de Georges BOZO (8 juillet 1996), AMA.

1916

LES HÔPITAUX MILITAIRES

Dès 1913, les préparatifs militaires s’accélèrent, une annexe est ajoutée aux conventions de 1890 et de 1907, afin que l'autorité militaire puisse disposer d'un certain nombre de lits. Éloignée des zones de combats, Alençon est dotée d'une certaine capacité d'hébergement propice à la prise en charge sanitaire des victimes de guerre. Dans la durée, elle devient rapidement insuffisante. En cinq mois de conflit, on compte déjà plus d'un millions de blessés qu'il faut répartir et soigner partout en France. En plus des hôpitaux existants, l’État est à la recherche de lits disponibles. La solidarité s'organise alors dans toute la commune. Des bâtiments scolaires, des institutions religieuses, des gymnases, des bâtiments administratifs... sont transformés en hôpitaux temporaires. Les blessés arrivent par le train sanitaire et sont répartis à la gare par le médecin major, en fonction du nombre de lits disponibles et suivant les caractéristiques des blessures : les grands blessés, les malades, les contagieux, les convalescents... Le médecin remet aux blessés, une fiche d'affectation. Le soldat est ensuite brancardé, lorsque celui-ci ne sait plus marcher, et transporté à l'hôpital à l'aide des ambulances ou des voitures mises à disposition par les particuliers. Au début de la guerre, un service de gare est organisé pour la distribution de bouillon, de café chaud, de tabac pour les blessés et les soldats de passage.

L'HÔPITAL GÉNÉRAL

16 rue de Sarthe, 325 et 337 lits.

HÔPITAL MILITAIRE N°13

Le 2 août 1914, le corps d’armée "Direction du Service Santé" prend possession de l’École normale d’Instituteurs, située au 35 rue de l'École normale afin d'y installer un hôpital dès le 3 août 1914 : l'établissement de l’ambulance de la Croix- Rouge. Il fonctionne à compter du 26 août 1914 rassemble un total de 93 lits répartis en cinq salles. Il est équipé depuis juin 1915 d'un laboratoire de bactériologie. Il ferme le 31 mars 1919.

HÔPITAL MILITAIRE N°13. AMA.


HÔPITAL MILITAIRE N° 23

Le 14 août 1914, une partie des locaux du lycée d'Alençon est réquisitionnée pour l'installation d'un hôpital de la Croix-Rouge Française. Il comprend quatre salles d'une cinquantaine de lits, groupées en deux salles pour les malades (Médecine I et II), et deux autres pour les blessés (Chirurgie I et II), une petite salle pour les sous-officiers, ainsi que deux ou trois chambres pour les officiers. Le 4 novembre 1914, l'hôpital annexe une maison en face du lycée et atteint alors les 270 lits. Du 26 août 1914 au 30 septembre 1916, l'hôpital enregistre 1822 entrées. Il est géré par le "Comité de la Société de Secours aux Blessés Militaires" et comprend des dons généreux de vêtements et de médicaments provenant de la Croix-Rouge anglaise, canadienne, australienne et américaine. L'hôpital dispose d'un personnel qualifié : un administrateur, un gestionnaire pour la comptabilité, un chirurgien, deux médecins, deux pharmaciens, quatre religieuses de la Miséricorde, vingt infirmiers militaires, trente-huit infirmières diplômées pour le service de salles, trente-cinq dames auxiliaires sous la direction de la Présidente du Conseil des Dames pour l'entretien du matériel, la lingerie, la cuisine... 

Hôpital auxiliaire n°23 du Lycée d'Alençon, une partie de la salle de chirurgie. Entre les deux infirmières, le colonnel de BLÉMONT, à droite, l'infirmier volontaire belge Jules VANWELKENHUYSEN.  À la colonne 17, Melle GUITARD, infirmière, section de la Croix Rouge, Melle de FROMONT DE BOUAILLE, cousine du comte Guy

de FROMONT DE BOUAILLE (15 octobre 1915), photographie noir et blanc(11,9 x 9). AMA.

15 oct. 1914

HÔPITAL MILITAIRE N°23


L'hôpital est équipé et se modernise dans le temps : une salle d'opération perfectionnée pour recevoir les grands blessés, une salle de radiographie, une installation de mécanothérapie qui est par la suite déplacée à Sées... Le 25 février 1915 des travaux d'appropriation sont exécutés pour éviter la promiscuité entre les malades et les élèves. Le service religieux est célébré dans la chapelle du lycée. Il ferme le 3 décembre 1919.


HÔPITAL MILITAIRE N°27

Du 2 août 1914 jusqu'au 10 février 1919, les locaux du collège libre Saint-François de Sales, situés 34 rue de Labillardière sont réquisitionnés pour la mise en place de l’hôpital militaire n°27. Il contient 174 lits. Il ferme ses portes le 10 février 1919.

HÔPITAL MILITAIRE N°27. AMA.


HÔPITAL MILITAIRE N°108

L'École normale de jeunes filles, située 9 rue des Promenades est également occupée à partir du 2 août 1914 et ouvre 148 lits. Le 10 mai 1915, l'hôpital de vieillards situé au 151 ter rue du Mans est également annexé pour augmenter les capacité et ajouter une vingtaine de lits. l'hôpital militaire N°108 ferme ses portes le 10 novembre 1917.

HÔPITAL MILITAIRE COMPLÉMENTAIRE 108. AMA.


HÔPITAL MILITAIRE COMPLÉMENTAIRE N°2

Le 5 août 1914, les locaux de l'École supérieure de jeunes filles situés 98 rue du Mans sont également réquisitionnés pour l'établissement de hôpital militaire complémentaire N°2. Le nombre de lits varie entre 59 et 134. Les élèves poursuivent les cours dans l'immeuble du gardien, rue du Bercail. L'hôpital ferme au 31 août 1916.

HÔPITAL MILITAIRE COMPLÉMENTAIRE N°51

Au moment de la mobilisation, l'école primaire de filles Masson, immeuble situé 17 rue Sainte-Claire est réquisitionné pour l'installation d'une formation sanitaire, l'hôpital complémentaire N°51, dépôt de convalescents contenant une centaine de lits. Le 10 décembre 1914, le service de santé annexe le premier étage, ainsi qu'une partie du pourtour du rez-de-chaussée de la Halle au blé, afin d'augmenter les capacités de 300 lits. Le  11 novembre 1914, la place de la Halle au Blé est close pendant toute la durée de l'occupation. Une grande cour intérieure est aménagée pour la promenade des convalescents. Le premier juin 1916, une convention d'occupation temporaire est signée entre le médecin inspecteur DUPARD, Directeur du service de Santé de la 4e Région, délégué de l’Administration de la Guerre, au nom et pour le compte de l’État et du Maire Cézar AVELINE.  Un arrêté de 1916 décide la suppression du dépôt de convalescents d'Alençon sur la demande du Ministre de l'Instruction publique de l'Éducation Nationale. Le 23 août 1916, le Maire intervient pour que le dépôt des convalescents soit maintenu et propose que les élèves de l'école primaire de filles Masson s'installent provisoirement dans l'immeuble rue du Bercail, qui était jusqu'alors occupé par les élèves l'école supérieure de jeunes filles qui ont réintégré leurs locaux.  Le 18 novembre 1916, un avenant est ajouté à la convention précisant le transfert de l'école de filles Masson. Le 9 septembre 1917, le service de santé évacue l'immeuble qui est remis en état. L'hôpital ferme le 10 février 1919.

AUTRES LOCAUX RÉQUISITIONNÉS POUR LA SANTÉ

Halle au Blé 1916, hôpital militaire : esquisse aquarelle (P. Fleurel), don de Claude Victor. AMA.

1916

Le 27 octobre 1914, l'Hôtel de l'Orne est réquisitionné comme hôpital de convalescents.
Le 25 novembre 1914, un pavillon de l'asile départemental d'aliénés est utilisé pour l'installation d'une infirmerie hôpital pour les réfugiés belges et français.
Le 25 juin 1915 la maison Maillaut située au 116 rue Cazault est affectée à un dépôt de convalescents militaires.

Guerre 1914-1918, hôpitaux militaires, visite du gymnase d'Alençon : correspondance. AMA.

25 mai 1915

Crédits :

Conception et textes : Archives municipales d'Alençon

Numérisation des documents : Archives municipales d'Alençon

Arrière-plan : LESTIENNE Philippe


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