Fonds Jean Dumesnil

  • Sujet : REGIME SEIGNEURIAL ; DROITS HONORIFIQUES ; MOYEN ÂGE ; GUERRE DE CENT ANS (1337-1453)
  • Description physique : Ensemble de 5 parchemins

  • Identifiant :

    II/4-II/8

  • Particularité du document : Fonds entrés par voie extraordinaire, archives des personnes privées (ayant jouées un rôle d'importance, présentant un intérêt pour l'histoire locale).

  • Biographie ou Histoire :

    LA GUERRE DE CENT ANS

    Dans les années qui entourent l'an mil naît une entité politique nouvelle, la seigneurie « banale » ou justicière. La seigneurie est le cadre d'une répartition des attributs du ban entre le roi et les nouvelles élites engendrées par son développement, mise en place d'un système relationnel fondé sur l'hommage et le fief, hérité pour partie de la vieille vassalité franque mais appelé à s'adapter aux besoins socio-économiques et aux mentalités du temps. Un différend féodal auquel s'ajoute un conflit dynastique opposa dès le XIIe siècle, les souverains anglais et leur suzerain, le roi de France. Pendant un siècle, l'évolution de la France et de l'Angleterre a été dominée par un conflit qui ne s'est pas constamment traduit en faits d'armes, mais s'est, de façon continue, répercuté sur la vie intérieure des deux pays.

    ALENÇON POSITIONNÉE DANS LA FRANCE ANGLAISE

    Envahie par les anglais en 1417, Alençon fait partie de la France « Anglaise » ; la France Lancastrienne qui comprend des territoires concédés en toute souveraineté  au roi d'Angleterre: la Guyenne, Calais, la Normandie et ses confins, Vexin, pays chartrain et Maine ; jouissent d'un régime administratif particulier puisque les services publics relèvent de Londres et non de Paris ; mais en même temps pour mieux rallier les habitants, le duc de Bedford concède une certaine autonomie locale.

    Vingt ans plus tard, alors qu'une lutte civile se déchaine en Angleterre, entre les Yorks et les Lancastre et que la guerre des « Deux Roses » commence ; les chefs ennemis retournent dans leur patrie, affaiblissant les garnisons de Normandie et de Guyenne qui se sentent abandonnées et ne peuvent résister à l'assaut français. Charles VII profite des vicissitudes de l'Angleterre, reconstitue et réorganise son armée et fournit l'élan nécessaire pour reconquérir son royaume. A l'approche des troupes françaises, des soulèvements se produisent en Normandie et le recouvrement de certains territoires comme celui de la ville d'Alençon s'accomplit très rapidement.

    LES QUATRE SIEURS D'ALENÇON

    En 1449, quatre échevins de la ville d'Alençon, Jean du Mesnil, Jean Brosset, Guillaume le Bouleur et Jean Moinet  ouvrent les portes de la ville par lesquelles entrent le duc Jean II d'Alençon et ses hommes d'armes, alors que les anglais qui pensent résister, se réfugient au Château pour capituler quelques jours plus tard.

    Le 5 décembre 1449, Jean II duc d'Alençon les gratifie de lettres de noblesse ; Jean du Mesnil est anobli par le roi de France et fait édifier dans la même période la maison d'Ozé. Depuis cette époque, une rue porte le nom de « rue aux Sieurs » et leurs armes ont été inscrites sur les voûtes de l'église Notre-Dame.

    Tous anoblis en 1449, appelés les « Sieurs d'Alençon » ; une rue porte encore leur nom, rue des Sieurs.

  • Modalités d’entrée :

    Achat Arles enchères, 26 rue Jean Lebas 13200 Arles, le 5 novembre 2016.

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