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Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez (sd), 2 pages format in 8 oblongues.

  • Sujet : ARTISTE ; PROFESSION PARTICULIERE ; Galerie Bernheim-Jeune (Paris) ; ÉPOQUE CONTEMPORAINE ; 20E SIÈCLE ; ENTRE-DEUX-GUERRES (1919-1939) ; MANIFESTATION CULTURELLE
  • Description :

    Lettre autographe signée au peintre Georges Maillez (sd), 2 pages in8 oblongues. correspondance à propos d'une exposition chez Bernheim jeune (1933?). Elle commence : "Votre vieille ruine de Louise" est "au lit et au chaud comme une rentière". Quand il ira chez les Bernheim pour rapatrier les trucs qui [y] sont restés", qu'il y donne de ses nouvelles et lui rapporte "une vingtaine d'enveloppes sans timbre qui vont avec les catalogues". Elle aimerait aussi les catalogues avec les prix gracieusement. Elle embrasse le frère Daragnès

  • Date :

    1933

  • Nature du contenu : Lettre autographe ; Lettre manuscrite
  • Description physique :

    Particularité physique : papier

  • Identifiant :

    135J/2

  • Biographie ou Histoire :

    LOUISE JEANNE AIMÉE HERVIEU (1878-1954)

    Madeleine Marie Luce, nièce de l'historien médiéviste et archiviste paléographe Siméon Luce, originaire de Bretteville-sur-Ay, épouse en 1856,Jean-Baptiste Hervieu, commis principal des postes. Le 26 octobre 1878, au 24 bis rue des Genettes à Alençon, elle accouche d'une fille nommée Louise Jeanne Aimée Hervieu.

    Peintre et romancière française

    Après une scolarité chez les Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny, où son talent artistique est décelé, Louise suit des cours du soir de dessin de la ville de Paris réservés aux jeunes filles. Elle poursuit ses études artistiques à l'académie Colarossi et participe au Salon des indépendants. Son échec en 1910 lui fait abandonner les œuvres picturales pour privilégier le dessin.

    Lancée par Félix Fénéon, elle illustre les Fleurs du mal (1920) et le spleen de Paris (1922) de Charles Baudelaire, ainsi que Les Liturgies intimes de Verlaine (1948).

    En raison de ses problèmes récurrents de santé, elle abandonne ses crayons pour se tourner vers l'écriture. Elle publie Sangs (1936, prix Fémina), autobiographie romancée, que suivront le Crime (1937) et la Rose de sang (1953). Ouvrages dans lesquels sont relatées les origines héréditaires de sa maladie, «la syphilis congénitale» et dont le personnage principal «La Mahaude» n'est autre qu'elle-même.

    En 1937, son pamphlet le «Crime»[1]dénonce le silence qui règne autour des questions de santé héréditaire. Le 11 décembre 1937, elle fonde l'»Association Louise Hervieu pour l'institution du carnet de santé». Le 2 mai 1939, le ministre de la santé publique Marc Rucart, signe un arrêté instituant «le carnet de santé».

    Dans sa correspondance avec le peintre Georges Maillez, Louise Hervieu décrit une santé déficiente, qui se délabre un peu plus chaque jour, entraînant toutes sortes de maux et qui entrave sa vie quotidienne.

    [1] Louise Hervieu, Le «Crime», Paris, Denoël, 1937

  • Histoire de la conservation :

    Bon état malgré deux petites traces de rouille.

  • Information sur l’évaluation :

    conservation

  • Mots-clés